Jan Jambon: "Le budget pour lutter contre le radicalisme sera adapté"

Jan Jambon: "Le budget pour lutter le radicalisme sera adapté"
Jan Jambon: "Le budget pour lutter le radicalisme sera adapté" - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

L'ensemble des services qui s'occupent de la lutte contre le radicalisme recevront "tous les moyens pour lutter de manière adéquate contre ce phénomène", a affirmé vendredi matin le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), précisant, sur les ondes de "De Ochtend" (Radio 1-VRT), que les décisions budgétaires concrètes feraient l'objet de discussions lors du contrôle de fin février, début mars.

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Le ministre de l'Intérieur a répété que le relèvement du niveau de la menace terroriste de 2 à 3 après les opérations policières menées à Verviers et en une dizaine d'endroits du pays ne signifie pas qu'il y a des indications d'une attaque concrète.

"C'est une question de prudence. L'opération d'hier pourrait réveiller d'autres cellules. C'est la raison pour laquelle il nous paraît sage de relever le niveau de la menace", a dit le ministre, se félicitant de la bonne collaboration des différents services impliqués dans l'opération de jeudi soir.

Selon Jan Jambon, le gouvernement a la ferme volonté de s'attaquer avec force au radicalisme et à la menace qu'il représente. "Nous allons examiner quels budgets sont nécessaires pour endiguer ce danger", a-t-il commenté.

Le ministre de la Justice Koen Geens le rejoint sur ce point : "Il faut en tout état de cause être ouvert en ce qui concerne les moyens à concentrer sur la lutte contre le terrorisme".

Jan Jambon n'a par ailleurs pu apporter de détails sur l'opération policière de jeudi soir. Il a simplement confirmé que des combattants de Syrie revenus en Belgique étaient impliqués.

La radicalisation et la sécurité au menu du Conseil des ministres

Une semaine après les attaques terroristes à Paris, le gouvernement belge s'apprête à prendre des mesures pour prévenir ce type d'événement mais également pour renforcer la protection de lieux sensibles dans certaines circonstances.

L'accord de gouvernement prévoyait déjà une série de mesures en la matière. Mais les événements de la semaine poussent le gouvernement Michel à entamer le travail.

C'est ce que nous a confié le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre MR Didier Reynders : "L’accord de gouvernement prévoit toute une série de réactions possibles pour lutter contre la radicalisation. Il y a des mesures, évidemment, de type sécuritaire, par exemple : une meilleure collaboration entre les forces de police et l’armée. Un autre aspect qui peut être examiné c’est, peut-on dans certains domaines renforcer les techniques spéciales qui sont utilisées par les services de renseignements ou les services de police ? Par exemple, en matière d’écoutes téléphoniques."

"Ça, c’est pour les mesures de type sécuritaire, mais au-delà de cela, il y a toute une série de mesures de prévention contre la radicalisation. On peut déjà commencer, par exemple, en matière de justice, à l’intérieur des prisons en essayant de séparer les personnes pour éviter qu’il y ait des contacts avec des personnes qui pourraient être tentées de radicaliser d’autres détenus. Et puis, bien entendu, il y aura le démarrage d’une concertation avec les communautés sur le volet plus tourné vers l’éducation, en collaboration avec les différents acteurs de l’enseignement".

Les fournisseurs d'accès Internet sollicités ?

D'autres points ont été discutés depuis déjà plusieurs semaines, a confirmé Koen Geens avant le Conseil des ministres prévu ce vendredi matin. Il s'agirait notamment d'"élargir les possibilités de retrait de la nationalité pour les gens qui en ont deux" ou encore le "retrait du passeport ou de la carte d'identité pour ceux qui veulent partir à l'étranger et représentent."

Des mesures de surveillance des réseaux sociaux sur Internet sont également évoquées.

"Pour Internet, il faudra interpréter la notion de communication dans le sens le plus large possible, mais le sommet des Affaires intérieures à Paris en a discuté : au niveau international, il faudra évidemment voir si les fournisseurs d'accès Internet ne peuvent pas nous aider, comme Facebook nous a par exemple aidé pour la pornographie."

RTBF

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