Jan Jambon: "En Belgique, soit on demande l'asile, soit on quitte le pays"

Alors que chaque matin, des bénévoles viennent en aide à des réfugiés, notamment autour de la gare du nord à Bruxelles, le ministre de l’Intérieur estime qu’il faut bien "bien définir de quoi on parle".
Alors que chaque matin, des bénévoles viennent en aide à des réfugiés, notamment autour de la gare du nord à Bruxelles, le ministre de l’Intérieur estime qu’il faut bien "bien définir de quoi on parle". - © RTBF

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) était l’invité de Thomas Gadisseux dans Matin Première ce lundi. Au programme de leur discussion: l’accueil des réfugiés, le pacte énergétique ou encore le plan Sécurité à Bruxelles.

Journée internationale des migrants oblige, le thème des réfugiés est arrivé en premier sur la table. Alors que chaque matin, des bénévoles viennent en aide à des réfugiés, notamment autour de la gare du nord à Bruxelles, le ministre de l’Intérieur estime qu’il faut "bien définir de quoi on parle". "Autour de la gare du nord, ce sont des gens qui ne veulent pas demander l’asile en Belgique, explique-t-il. Ils font le choix de ne pas être dans la légalité. Donc nos forces de l’ordre doivent intervenir: soit on demande l’asile, soit on quitte le pays".

Le timing n’est pas la priorité dans le pacte énergétique

La semaine dernière, la N-VA a annoncé qu’elle n'approuverait pas le pacte énergétique aux gouvernements flamand et fédéral alors que les quatre ministres de l'Énergie du pays étaient tombés d'accord lundi soir sur un projet établissant les grandes lignes de la politique énergétique et climatique d'ici 2050. Le parti de Jan Jambon est-il en train de jouer la montre dans ce dossier? "Le timing n’est pas la priorité, la qualité des chiffres doit être la priorité, répond le ministre. C’est la compétence des ministres de l’Energie de proposer quelque chose. On a simplement posé d’autres questions, on veut que ce débat soit approfondi avec des chiffres fiables qui montrent que c’est possible ou pas".

Un autre dossier chaud est la grande réforme de l’impôt des sociétés incluse dans ce qu’on appelle la loi de relance. Elle a été adoptée en gouvernement la semaine dernière, mais cela ne passera pas au Parlement. "Ce n’est pas une loi avec des grands cadeaux pour les entreprises, il y a aussi des propositions qui vont améliorer la vie des citoyens et permettre de créer encore plus de jobs dans ce pays, précise Jan Jambon. Oui c’est vrai qu’au Parlement, il y a pas mal de possibilités de reporter les choses. Je donc fais un appel à l’opposition  pour qu'elle prenne ses responsabilités. On devrait commencer avec la diminution des taxes pour les sociétés le 1er janvier. S’ils jouent le jeu, c’est donc encore possible. Est-ce que ça vaut la peine pour l’opposition de jouer ce jeu?"

Bruxelles n’a pas de plan d’action pour les émeutes

Le ministre de l’Intérieur a également annoncé l’arrivée d’un nouveau plan sécurité à Bruxelles suite aux différentes émeutes qui ont secoué le centre de la capitale. Un plan qu’il peut "presque proposer" suite à de nombreuses concertations avec les autorités communales et régionales. Mais concrètement, que va changer ce plan? "D’abord, la coordination de toutes les polices et le fait que Bruxelles n’ait pas de plan d’action pour les émeutes, répond le premier flic de Belgique. Ils en ont un pour les manifestations organisées et l’objectif est d’adapter ce plan aux émeutes. Cela va aussi résoudre l’unité de commande sur le terrain. Le deuxième problème est celui de l’information qui circule mais qui n’arrive pas au centre de décision de la police. Là, nous devons travailler ensemble: pour les agents de quartier et pour des outils technologiques de veille sur les réseaux sociaux ".

Quant à l’idée d’une police unique pour Bruxelles, le ministre y croit encore: "Moi je suis en faveur d’une grande fusion à Bruxelles, mais je suis convaincu qu’on ne peut pas forcer ça, ça doit avoir une acceptation des pouvoirs locaux ".

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