Jan De Brabanter (BECI): "La seule chose à faire est de retourner autour de la table"

Transports rares ou à l’arrêt, postes, hôpitaux, CPAS, police, ramassage des poubelles, écoles, tous les secteurs sont concernés et perturbés ce mercredi. Les trois principaux syndicats en front commun contestent notamment la norme salariale, augmentation maximale des salaires de 0,8% dans le secteur privé pour les deux prochaines années. Qu’en pensent les patrons, les chefs d’entreprise ? Jan De Brabanter, secrétaire général de BECI, qui représente les deux tiers des employeurs en Région bruxelloise, était l’invité de Jour Première ce matin.

« Nous déplorons qu’il n’y ait aucun avion, commente d’emblée Jan De Brabanter. C’est un effet qui va coûter des millions à l’économie belge, non seulement aux compagnies aériennes, mais surtout à la réputation de la Belgique. Imaginons que des investisseurs regardent aujourd’hui notre pays pour y investir et créer de l’emploi, ça ne sera malheureusement pas l’affaire de notre pays », menace-t-il.

Les syndicats iraient-ils trop loin ? Pour le secrétaire général de l’Union des Entreprises de Bruxelles, c’est une évidence : « Les employeurs ont clairement dit à plusieurs reprises qu’ils souhaitaient continuer les négociations, mais qu’ils constataient tout simplement que les syndicats avaient quitté la table », déplore-t-il. Bien que l’on dénonce l’impossibilité d’un dialogue côté syndicat, Jan De Brabanter reste formel : « On parle d’un respect d’une loi qui existe depuis 2017 et on met en question une législation qui a été votée démocratiquement au Parlement avec une majorité, y compris un PS ». Cette grève s’attaque donc au gouvernement et « se retourne contre les employeurs et les entreprises » selon lui.

« Rester raisonnable »

Bien qu’il soit, dit-il, « d’accord avec certaines revendications », Jan De Brabanter appelle les syndicats à l’apaisement : « Bien entendu, tout le monde veut gagner plus. Moi aussi, vous aussi, mais je crois qu’il faut rester raisonnable. Dans un contexte économique, il faut surtout être prudent. Le pouvoir d’achat peut augmenter de presque 5% en cas d’accord interprofessionnel », suggère-t-il.

En d’autres termes, si les syndicats acceptent de retourner à la table des négociations avec les patrons et que l’on aboutit à un accord interprofessionnel, les travailleurs bénéficieraient des fruits du retour de la compétitivité. « Nous souhaitons un accord interprofessionnel et je crois que les syndicats le souhaitent également. La seule chose à faire après cette journée est de retourner avec les chiffres en main autour de la table », réclame-t-il. Le patronat n’a donc « pas quitté la table des négociations » et souhaite aboutir sur un accord interprofessionnel.

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