J.-M. Nollet: "Il faut mettre nos divergences et nos egos en sourdine"

Si le ministre wallon de l’Energie, l’Ecolo Jean-Marc Nollet est satisfait que son gouvernement ait adopté sa proposition d’une allocation de 500 kWh à chaque ménage, il a "des regrets sur la forme", avoue-t-il au micro de Thomas Gadisseux : "un élément déclencheur" de la polémique, cela a été "l’utilisation de ce mot ‘gratuité’. Ce serait à refaire, je ne le referais pas. Mais aujourd’hui, ce qui est satisfaisant, c’est qu’il y a une décision collective du gouvernement wallon". Il n’a pas voulu faire cavalier seul, dit-il : "C’est dans la déclaration de politique régionale". D’ailleurs cette mesure figure aussi bien dans les programmes des trois partis qui sont dans la coalition gouvernementale, que dans le celui du MR en 2009, insiste-t-il.

Sur le fond, Jean-Marc Nollet rappelle qu’aujourd’hui, le Wallon "qui consomme peu paie énormément pour celui qui consomme beaucoup. Dès 2014, celui qui consommera moins, paiera moins cher son électricité". Et pour consommer moins, le ministre rappelle quelques conseils de bon sens: "bien dégivrer son congélateur, faire sécher son linge à l’extérieur ou éteindre ses appareils électriques lorsqu’on ne les utilise pas".

Club de copains

La dette du photovoltaïque wallon, qui avait été estimée à 2,5 milliards d’euros, "va se dégonfler grâce à deux mesures : intervention au-delà de la dixième année pour ceux qui ont commandé leurs panneaux avant fin novembre 2011 et mise en réserve d’un montant. Cela est suffisant pour dégonfler cette bulle d’ici 2027. Il n’y aura plus d’intervention complémentaire sur la facture des citoyens" promet Jean-Marc Nollet.

Lorsqu’on l’interroge sur l’ambiance au sein de l’exécutif wallon, Jean-Marc Nollet répond: "Un gouvernement n’est pas un club de copains qui tapent la carte et qui roulent à vélo le dimanche". Faut-il poursuivre l’Olivier après 2014 ? L’électeur en décidera, selon le ministre wallon. "Toute l’équipe du gouvernement a une responsabilité énorme, c’est de dégager un horizon d’ici 2022 qui permette à la Wallonie d’être maître de son destin. Il faudrait que l’on puisse mettre nos divergences en sourdine. Et nos egos aussi. J’ai pu faire des erreurs mais le défi est face à nous" conclut le ministre.

A.L. avec T. Gadisseux

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