J. Galant (MR): "Les syndicats font-ils des actions politiques?"

J. Galant (MR): "Je me demande si les dirigeants syndicaux ne font pas des actions politiques
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En ce jour de grève syndicale, entre autres à la SNCB, Jacqueline Galant (MR) est l'invitée de Matin Première. La ministre fédérale de la Mobilité ne se laisse pas convaincre par les mobilisations, et continue à demander l'arrêt des actions pour pouvoir concerter. Et estime que les réformes à la SNCB sont nécessaires.

"Il y a le droit de grève qui s’exprime très fortement, mais il faut respecter le droit au travail": Jacqueline Galant le répète depuis des jours, comme d'autres membres du gouvernement fédéral. Et le fait que les grèves soient tournantes n'allège pas les inconvénients pour la population, estime-t-elle, en tout cas pour les trajets SNCB:  "même si ce sont des grèves tournantes, cela impacte tout le pays, à cause de l’organisation particulière du rail".

"J'espère que les syndicats mènent leurs actions de façon objective"

Et Jacqueline Galant de se dire "interpellée" par les actions en cours: "Je me demande si tous les dirigeants syndicaux font leur travail de représentation de tous les travailleurs, car quand je vois leurs actions, ce sont des actions politiques (...) Pourquoi ces grèves ne sont pas faites de la même manière pour la Région wallonne?" se demande-t-elle. "J’espère que les syndicats mènent leurs actions de façon objective".

La ministre de la Mobilité le répète: la concertation est prévue dans la déclaration gouvernementale: le mot est cité 147 fois, dit-elle. Et "au niveau de la SNCB il y a de la concertation dans des lieux, mais ce n’est pas dans la rue qu’on va discuter".

"Pas possible de mener une concertation dans la rue"

Concertation, mais quoi précisément? Jacqueline Galant donne l'exemple du projet de mise en place d'un service minimum: "Si on prend le service minimum, ce sont les CEO des deux entreprises, Infrabel et SNCB, qui doivent se concerter et faire une proposition. Comment voulez-vous organiser une concertation si tout le monde est dans la rue? Jo Cornu a envoyé un courrier aux syndicats, à leur demande, il a dit des choses très claires qui sont indispensables".

Mais si la menace que le gouvernement passera de toute façon est là? "On met la concertation au centre de l’accord gouvernemental (...) Mais si dans une période plus ou moins longue il ny a pas de proposition, le gouvernement reprendra la main".

Mais le gouvernement ne cède-t-il donc sur rien? Jacqueline Galant botte en touche: "L’ancien premier ministre Di Rupo a dit que 70% du programme de l’actuel gouvernement venait de l'ancien gouvernement" (ndlr: Laurette Onkelinx a déclaré que 70% des mesures du gouvernement actuel sont des anciennes mesures) Je suis donc étonnée de voir les ministres sortants dans la rue auprès des manifestants".

Et de défendre la mesure de saut d'index: "L’index ca va créer de l'emploi! (...) Les entités fédérées ont pu boucler leur budget grâce à ce saut d’index!"

Les cahiers Atoma et les drapeaux de Jan Jambon? "On fait un mauvais procès"

"Il a dit que c’est de l’humour, c’est un drôle d’humour": Jacqueline Galant estime que "Jan Jambon, c'est Jan Jambon; je suis Jacqueline Galant". Elle ne commente pas plus la dernière polémique en date mettant en cause le ministre de l'Intérieur. "Moi, je suis très royaliste (...) Et on dit beaucoup de choses: je rappelle que le PS est le premier parti à à vouloir travailler avec la N-VA. On fait un mauvais procès".

Mais la ministre ne semble pas le nier: le dossier de la SNCB est un grand enjeu pour le gouvernement: "Aujourd’hui,  si on ne prend pas des mesures pour moderniser la SNCB, on va droit dans le mur".

"On ne parle pas de privatisation aujourd’hui. La privatisation, ou libéralisation, sera inévitable si on ne pend pas des mesures. Si nous ne modernisons pas la SNCB, nous aurons un Sabena bis, et je ne veux pas avoir cela dans mon bilan".

RTBF

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