Interprètes afghans: la Belgique étudie une trentaine de cas pour un possible accueil

Une trentaine d'Afghans qui ont travaillé au profit des forces belges en Afghanistan sont susceptibles d'être accueillis en Belgique avec leur famille, a indiqué mercredi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder.

Des centaines d'Afghans ayant coopéré avec les troupes de l'Otan comme interprètes ou "fixeurs" au cours des près de vingt ans de présence militaire alliée en Afghanistan, implorent leurs anciens employeurs de ne pas les oublier et de leur accorder l'asile par craintes de représailles de la part des talibans - qui les appellent à "se repentir" mais à rester au pays après le départ des forces occidentales.

"Potentiellement, une trentaine de personnes sont concernées" par un accueil en Belgique avec leur famille, a précisé Mme Dedonder (PS) au cours d'une conférence de presse à Marche-en-Famenne consacrée au retrait des derniers soldats belges. 

Selon la ministre, une "analyse au cas par cas" est en cours avec les services du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Sammy Mahdi (CD&V), compétents pour l'octroi de visas humanitaires.

"C'est très clair. Les personnes qui ont collaboré avec la Belgique durant ces nombreuses années pourront obtenir une aide (...) pour pouvoir venir dans notre pays", a-t-elle expliqué.

Elle a souligné que différents critères seraient pris en compte, comme "une certaine durée" dans la collaboration avec les forces belges et la vérification de l'existence d'une menace pour ces personnes. "Si les critères sont remplis, ils pourront demander un visa pour venir en Belgique".

Selon Mme Dedonder, une trentaine de personnes ont actuellement été identifiées comme susceptibles de pouvoir demander une aide à la Belgique. A ce jour, une seule demande a été formulée et approuvée, a-t-elle dit, précisant qu'il s'agissait d'un homme, accompagné de son épouse et de son enfant.

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