Interdiction de la publicité pour Jupiler dans le foot? Alda Greoli lance le débat

"Il faut avoir de l'ambition", lance ce matin sur La Première Alda Greoli (cdH), ministre wallonne de la santé qui fait passer cette semaine au gouvernement un "Plan intégré de la prévention santé".

"Et si Jupiler se posait la question ?"

Proposer l'interdiction de la publicité pour l'alcool dans le sport, ici en Belgique, où un de nos championnats de football s'appelle la "Jupiler Pro League", cela semble une gageure. La ministre défend pourtant "notre responsabilité sociétale" : "La santé de la population, c'est l'affaire de tous", affirme Alda Greoli, "Et si Jupiler se posait vraiment la question, en tant que responsable de société, en tant que meneur : qu'est-ce que nous pouvons faire pour améliorer la santé des gens ?"

Alda Greoli se défend de vouloir interdire l'alcool, mais, comme (à peu près) tous les habitants du plat pays, la vice-présidente des gouvernements wallon et de la fédération Wallonie-Bruxelles a regardé la Coupe du monde et voilà ce qu'elle en a pensé : "Trouvez-vous normal qu’on ait été matraqué de publicité par deux phénomènes addictifs et dangereux pour la santé : l’alcool, via la bière, et les jeux en ligne qui ont des conséquences, notamment sur les plus jeunes, en matière d'addictions."

Cette proposition de mesure vient notamment d'une recommandation du Conseil supérieur de la santé dont un rapport datant de mai dernier alertait sur les risques liés à la consommation d'alcool

"La prochaine législature sera celle de la sauvegarde de la sécurité sociale"

Selon Alda Greoli, la prochaine législature sera celle de la sauvegarde de la sécurité sociale pour laquelle la ministre se dit inquiète, notamment d'un point de vue santé : "1/4 des Wallons sont en risque de pauvreté et on connait les liens entre pauvreté et santé."

La ministre a voulu insister : "Nous vivons dans un pays où lorsque l’on se lève le matin, on est sûr d’avoir des soins de santé d’une qualité exceptionnelle, des allocations familiales. Jusqu’à présent, on était sûr d’avoir une pension, d’avoir droit à un filet de sécurité si jamais on perd son emploi. La prochaine législature, je peux vous le garantir, sera celle où on sauvera cette sécurité sociale ou celle où on entrera dans un plus grand risque de pauvreté parce qu’on aura pas pris conscience collectivement que c’est en assurant tous ensemble que cela coûte moins cher à chacun d’entre nous."

 

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