Publifin: après en avoir bénéficié, Anne Delvaux dénonce des rémunérations "opaques"

Intercommunales: après y avoir goûté, Anne Delvaux dénonce "marchandages et particratie"
Intercommunales: après y avoir goûté, Anne Delvaux dénonce "marchandages et particratie" - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Si elle conteste les chiffres parus dans la presse concernant ce que sa participation aux comités de secteur de l'intercommunale Publifin lui aurait rapporté, Anne Delvaux (ancienne mandataire cdH) ne cache pas la réalité des attributions de ces postes très rémunérateurs.

Au lendemain des élections communales de 2012, la répartition des mandats a été faite au niveau des présidents d'arrondissement qui attribuent les places à leurs mandataires locaux dans les intercommunales, nous explique l'ancienne parlementaire européenne. "On m'a dit 'tu auras Tecteo (devenu Publifin en 2014, ndlr)'. Ce n'était pas mon premier choix mais j'ai dit 'OK' et on m'a dit que cela commencerait en octobre 2013. A cette époque, je ne connaissais pas encore le 'système'".

Un "système" très rémunérateur (elle aurait touché 22 785 euros selon L'Avenir, chiffre qu'elle conteste, évoquant 1300 euros par mois pendant un an, soit 15 600 euros) dont elle a profité mais qu'elle dénonce aujourd'hui.

Une pelote de laine tenue par la particratie

"Ces mandats rémunérés mensuellement et pas sur base de la présence, il y en a plein. Ce sont les partis qui les négocient et ce sont eux qui attribuent les mandats", relève l'ancienne élue centriste. "Il y a trop de choses qui sont opaques dans l'attribution et les rémunérations dans ces intercommunales. Les présidents de partis sont omnipotents et c'est de cette manière que l'on récompense les gens, après une bonne campagne par exemple".

Et le "marchandage" se fait donc au niveau des présidents d'arrondissements. Selon l'ex-députée européenne, c'est Dominique Drion, qui était le président d'arrondissement du cdH de Liège, qui a réparti les mandats avec le PS avec l'aval de Benoît Lutgen, déjà président du cdH à l'époque.

L'attribution de ces mandats rémunérés n'est donc que le résultat d'un marchandage entre partis, d'après elle. "C'est une pelote de laine qui est tenue par la particratie, il faut mener une réflexion sur ces rémunérations".

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