Inondations : "On a pu mesurer combien le matériel disponible n’était pas adapté", dit Daniel Bacquelaine (MR), bourgmestre de Chaudfontaine

La commune de Chaudfontaine est parmi celles qui ont été frappées par les inondations meurtrières. Interrogé sur La Première, son bourgmestre Daniel Bacquelaine indique qu’il avait reçu une "alerte orange" le prévenant que les eaux allaient monter, cette alerte "aurait dû être rouge un peu plus tôt, il faudra analyser les choses ultérieurement. Ceci dit, de mémoire d’homme, on n’a jamais atteint à Chaudfontaine et dans la vallée de Vesdre une telle ampleur de crue. Cela nous a mis devant des nécessités en termes de sauvetage et on a pu mesurer combien le matériel disponible n’était pas adapté à des situations telles que nous avons vécu. Je pense notamment aux hélicoptères qui n’ont pas pu travailler sur la zone. Le sauvetage par bateau était absolument primordial et on a dû faire appel au secteur privé pour avoir des bateaux ayant une force de moteur suffisante et ceux qui pouvaient les piloter".

La réforme des zones de secours de la Protection civile a été mise en cause, mais Daniel Bacquelaine (MR), qui était ministre dans le gouvernement qui a mis en œuvre cette réforme, estime "que ce n’est pas vraiment un problème de réforme, c’est un problème de disponibilité du matériel. Par exemple, avoir dans une zone comme la province de Liège une dizaine de Zodiac avec des moteurs de 90 chevaux, ce n’est pas un investissement important. Bien sûr on les utilisera très peu souvent mais il faut qu’ils soient là quand on en a besoin. Cela nécessite une réflexion pour l’avenir".


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Le gouvernement wallon devra mobiliser beaucoup de moyens, insiste Daniel Bacquelaine : "Nous avons des villages entiers qui sont détruits, avec des maisons que l’on doit abattre. Pour le moment nous avons des aides qui viennent essentiellement de la société civile. Il faut de l’argent pour organiser les aides, et aussi pour les riverains. On a besoin très vite de moyens financiers, on ne peut pas attendre le résultat des analyses du Fond des Calamités".

Même si la pandémie a mis à mal les finances publiques, pour pouvoir mobiliser les moyens nécessaires suite aux inondations, il faudra "faire des choix politiques. On va les faire. C’est absolument nécessaire, aussi bien sur le plan des infrastructures et il faut aider le tissu économique. Tout est à l’arrêt dans les villages touchés : les commerces, l'HoReCa, l’aide aux personnes. De nombreuses personnes, notamment des indépendants, n’ont plus rien du tout. Il faudra les aider très concrètement".

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