Inondations en Belgique : dons en cash ou en nature, les entreprises privées sont aussi solidaires

Après les violentes intempéries qui ont touché une partie de la Belgique, des entreprises des secteurs public et privé se montrent solidaires des sinistrés. Parmi elles, certaines ont décidé d’apporter un soutien financier à la Croix-Rouge tandis que d’autres mettent en place des initiatives plus ciblées sur leur domaine d’activité.

Des dons en argent ou en nature

Aujourd’hui, le montant des dons reçu par la Croix-Rouge s’élève à 4 millions d’euros. Un chiffre qui pourrait fortement augmenter prochainement : "Il y a un grand engouement de la part de la population mais aussi du monde de l’entreprise qui manifeste l’envie de soutenir nos actions par de gros dons financiers" raconte Ewran Wright, directeur marketing de la Croix-Rouge Belgique.

Et des gros dons financiers il y en a plusieurs. L’entreprise Delhaize a décidé de donner un million d’euros, tout comme la Loterie nationale et la BNP Paribas fortis. L’élan de solidarité est tel que certaines sociétés étrangères participent également à l’effort, comme la Deutsche Bank. De plus, des dizaines d’entreprises attendent que leur partenariat avec la Croix-Rouge soit finalisé et ont déjà promis d'envoyer des dons. Tous ces dons viendront donc renforcer l'enveloppe des 4 millions d'euros déjà récoltés. 

Les dons ne s’arrêtent pas à l’argent. De nombreux colis alimentaires ont par exemple été envoyés par diverses sociétés de la grande distribution. Pour Jacques Taymans, en charge des partenariats de la Croix-Rouge, ce sont cependant les dons envoyés sur le compte bancaire de l’asbl qui sont les plus utiles aujourd’hui :"Le plus facile et le plus flexible dans une situation d’urgence, c’est l’argent. On peut alors acheter ce qui est le plus utile au moment T pour faire face aux besoins de la population". Par ailleurs, la mobilisation a été tellement importante ces derniers jours que certains dons en nature ne peuvent plus être accueillis. C’est le cas par exemple des vêtements : "Nous avons reçu trop de vêtements et nous avons dû en évacuer car ils gênaient les opérations sur place" détaille Ewran Wright.

Des actions propres à chaque compétence

D’autres entreprises choisissent d’agir sur leur propre terrain. C’est le cas par exemple des diverses sociétés de télécommunication belge (Proximus, Orange, Base, VOO, …) qui ont mis en place le 4330. En envoyant "solidarity" à ce numéro, un euro est reversé à la Croix-Rouge. 15 000 euros ont déjà été récoltés par ce canal. Un "arrondi solidaire" a également été instauré chez Carrefour jusqu’au 31 juillet.

Le service sinistre de NN, partenaire d’ING Belgique, a lui décidé de s’adapter aux circonstances, en venant à la rencontre des habitants victimes, avec un bureau mobile déployé dès demain. De la même manière, le Barreau du Brabant wallon ouvrira à partir du 22 juillet une permanence téléphonique permettant aux victimes d'entrer en contact avec un avocat spécialisé en droit des assurances et ceci gratuitement. 

Parfois, ce sont des initiatives développées dans le cadre de la pandémie qui sont utilisées. Le site Logimarket, normalement exploité pour remédier aux difficultés posées par la Covid-19, devrait permettre de faciliter l’organisation des transports et de la logistique. Les fédérations de transporteurs appellent d’ailleurs leurs membres à mettre à disposition des services de secours leurs capacités de stockage et de transport, surtout pour les vivres qui nécessitent une température particulière.

Une solidarité générale

Que les entreprises agissent de leur côté ou avec la Croix-Rouge, Jacques Taymans est clair : "La mobilisation est globale". Evidemment, c’est une excellente chose : "Le but c’est d’accumuler les dons afin de les redistribuer au mieux par la suite, puisque les gens risquent d’être impactés pendant plusieurs semaines" explique t-il.

Au total, 700 000 euros ont déjà été engagés dans le dispositif d'aide aux victimes. 

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