Inondations en Belgique : comment en parler aux enfants et quelle aide psychologique apporter ?

Les inondations des derniers jours nous ont confrontés à des images impressionnantes, angoissantes, presque apocalyptiques. Ces images étaient sur nos écrans de télévision, sur les réseaux sociaux. Jamais notre pays n’aura été confronté à de telles intempéries. Alors comment en parler aux enfants ? Quelques pistes pour retrouver de la sérénité et surmonter cette période difficile.

Il ne faut pas avoir peur de demander aux enfants s’ils ont des questions, estime Marine Moyaert, psychologue à Mons. Il faut leur permettre de s’exprimer sur ce qu’ils ont vu, ce qui les a marqués. Par ailleurs, "si un enfant pose la question de la mort, c’est qu’il est prêt à entendre la réponse", décrypte la psychologue. D’autres enfants, par contre, ne poseront pas de questions.

Ne pas exposer les moins de 4 ans

Quant aux enfants très jeunes, de moins de quatre ans, la psychologue montoise conseille aux parents de parler de leurs propres émotions : "On peut dire : "Moi, j’ai eu peur. Ça m’a fait bizarre de voir ça", et cela va amener la discussion naturellement".

Pour ces jeunes enfants, il est judicieux de ne pas les exposer aux images les plus choquantes via la télévision. Les maisons éventrées, les débris, les flots qui emportent tout sur leur passage, ces images pourraient marquer les jeunes enfants. Il faut donc les en préserver.

Être dans une démarche active

Pour rassurer les enfants, Marine Moyaert conseille aux parents de leur donner des précisions sur les aides et la solidarité qui se sont mises en place. "C’est important de leur expliquer que les personnes sinistrées ont été mises en sécurité et qu’il y a eu des démarches positives".

Les parents peuvent d’ailleurs inviter leurs enfants à participer à cet élan de solidarité. "On peut proposer aux enfants de trier leurs vêtements et d’en donner aux victimes. C’est une manière d’être actif et de se sentir utile", précise Marine Moyaert. Mais pour ce type de démarche, il ne faut rien forcer, c’est l’enfant qui doit être demandeur.

Dans les prochains jours, les enfants victimes de ces inondations et les enfants témoins de ces inondations vont avoir besoin de s’exprimer et d’extérioriser leurs émotions. Il faudra les écouter, les rassurer et les entourer pour qu’ils retrouvent un sentiment de sécurité.

Ce sera également le cas pour l’ensemble des sinistrés. Le numéro 1771 peut être utile. Des opérateurs de la Croix rouge peuvent apporter une aide psychologique.

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