Index: l'opposition a demandé une deuxième lecture pour gagner du temps

Dans certains secteurs, comme le textile ou la distribution, les salaires de quelque 200 000 travailleurs auraient dû être indexés dès le 1er avril. L'entrée en vigueur de la loi dite de promotion de l'emploi, mais qui en fait consacre le saut d'index, les privera donc de cette augmentation.

Et pour le gouvernement, cela justifie bien l'urgence.

Il n'en fallait pas plus pour que l'opposition y voit le lobbying de certaines fédérations patronales, comme celle très influente du textile. Mais l'opposition soupçonne aussi la majorité de vouloir éviter le téléscopage avec d'autres de ses grands chantiers à venir, comme le tout prochain contrôle budgétaire et le virage fiscal, avec leurs conséquences possibles sur le pouvoir d'achat.

Et puisque le gouvernement veut presser le pas, socialistes, écologistes, cdH, PTB et FDF ont réclamé du temps... pour procéder à des auditions et demander l'avis du Conseil national du travail, donc des interlocuteurs sociaux. Deux demandes rejetées, tout comme les avis juridiques sur le sort des revenus locatifs ou encore sur le possible conflit de compétences en matière d'allocations familiales, elles aussi frappées par le saut d'index.

L'opposition jouera donc la procédure: en particulier le nouveau mécanisme de deuxième lecture en vigueur depuis la 6ème réforme de l'Etat. Georges Gilkinet, député Ecolo dans l'opposition, explique : "C'est le droit des parlementaires. Nous pouvons gagner un peu de temps. Nous pouvons épargner un saut d'index à 200 000 travailleurs qui devraient en bénéficier au 1er avril".

Il suffit qu'un député membre d'une commission le demande et le texte devra repasser en deuxième lecture devant cette même commission, et cela 10 jours après le dépôt du rapport. Un délai réduit à 5 jours quand le texte bénéficie de l'urgence. Ce que le gouvernement compte bien demander.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK