Importants retards dans les services chargés du "traçage des contacts" en Wallonie et à Bruxelles

Importants retards dans les services chargés du "traçage des contacts" en Wallonie et à Bruxelles
Importants retards dans les services chargés du "traçage des contacts" en Wallonie et à Bruxelles - © Tous droits réservés

L'augmentation significative du nombre d'infections au coronavirus a pris de court les services chargés du "traçage des contacts" en Wallonie et à Bruxelles. Les deux Régions ont pris du retard dans le nombre de coups de téléphone que les opérateurs doivent passer aux patients et à leurs contacts pour pister l'épidémie, rapportent mercredi De Standaard et Le Soir.

Selon De Standaard, pour la seule journée du dimanche 4 octobre, les agents wallons en charge du tracing n'ont réussi à contacter qu'un tiers des personnes censées être jointes.

Sur les personnes déclarées positives, seules 378 sur 2349 ont été contactées, soit 16 %. Au niveau des contacts de ces patients positifs, seuls 1026 des 2734 ont été contactés, soit 38 %. Au total, on arrive à un chiffre de 27,6% de personnes contactées. Pour la journée de lundi, le seuil des 50 % n'était pas atteint non plus.


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Bruxelles est confrontée au même problème, dans une moindre mesure. Dimanche, 60 % des appels ont été passés ; lundi, ce chiffre est tombé à 53 % (environ 1.700 des plus de 3.000 appels nécessaires).

En cause, "l'augmentation soudaine des cas positifs" et des problèmes techniques, indique-t-on à la Commission communautaire commune de la Région bruxelloise. Du coup, le nombre d'agents va passer de 143 à 168 d'ici à la semaine prochaine.

Des "difficultés techniques" sont invoquées, une panne informatique a eu lieu le 25 septembre qui a eu lieu dans les trois régions. nous confirme Karine Moykens, présidente du Comité interfédéral testing et tracing.

Manque de personnel

"L'arriéré de la recherche wallonne et bruxelloise est dû au fait qu'ils n'ont pas augmenté assez rapidement leur nombre des personnes en charge du contact tracing" ajoute-t-elle. "La Wallonie et Bruxelles ont mis un peu plus de temps à réagir pour engager des contact tracers. Étant donné que cet effectif dépend du nombre de cas, il aurait fallu engager quand les cas augmentaient sauf qu'ils ont augmenté rapidement et qu'il faut généralement deux semaines pour conclure une procédure d'engagement. En Wallonie, cela devrait donc être résolu déjà fin de semaine."

Par ailleurs, en matière de dépistage, La Libre Belgique note mercredi que les centres de test sont proches de la rupture en Brabant wallon. Le taux d'incidence dans certaines communes de cette province dépasse ceux de certaines entités bruxelloises et une forte demande de dépistage est constatée.

Eric Vincke, médecin généraliste et coordinateur du centre d'Ottignies pointe la grande circulation du virus, depuis la rentrée. "Maintenant, quand on voit un étudiant qui arrive se faire tester, et qu'il est positif, on sait très bien que d'autres cas positifs vont arriver dans les heures ou les jours à venir".

Gaël Thiry, médecin généraliste du centre de dépistage de Lasne, déplore aussi une situation qui devient ingérable. "En Brabant wallon, nous absorbons le trop-plein des personnes qui ne parviennent pas à se faire dépister à Bruxelles. Ils viennent chez nous car, auparavant, les délais étaient moins longs. À cela s'ajoutent de nombreux étudiants de l'UCLouvain qui viennent se faire dépister."

Lancement de "Coronalert", ce 30 septembre (JT):

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