Immigration: le nouveau centre de transit "Caricole" a été inauguré

Caricole, le nouveau centre de transit
Caricole, le nouveau centre de transit - © Belga

Le nouveau centre de transit "Caricole" a été inauguré mercredi par la secrétaire d'Etat à l'Asile et à l'Immigration, Maggie De Block, et le secrétaire d'Etat à la Régie des Bâtiments, Servais Verherstraeten.

Ce centre moderne, installé à proximité de l'aéroport de Zaventem, vient ainsi supplanter les deux anciens centres d'accueil des demandeurs d'asile, à savoir le centre de transit 127 à Melsbroek et le centre INAD, basé à l'aéroport même. Il ouvrira ses portes à la mi-mai.

Se présentant sous la forme d'une spirale, ce bâtiment offre une capacité de 90 lits, soit le même nombre de places que les deux précédents centres combinés.

La création de ce nouveau centre a été motivée par des besoins de sécurité et d'humanité. "Le centre Caricole est destiné à maintenir humainement les étrangers afin de les rapatrier au plus vite dans leur pays d'origine ou de leur octroyer l'accès au territoire lorsque la réglementation le permet", a expliqué Maggie De Block, qui a insisté sur l'"urgence" de remplacer le centre de transit 127.

"L'objectif consiste, d'une part, à créer autant que possible dans le bâtiment un climat de sécurité et de convivialité, ainsi qu'une certaine liberté de mouvement", poursuit-elle.

Chaque aile du bâtiment comporte cinq chambres de quatre personnes, deux chambres de deux personnes ainsi qu'une chambre familiale. Chacune d'entre elles possède sa propre douche et ses toilettes.

Une équipe d'assistants sociaux, d'éducateurs, d'agents de sécurité et d'enseignants entoureront les demandeurs d'asile.

Le gouvernement louera ce centre pendant 36 ans, à hauteur de 1,2 million d'euros par an.

Plus de 25 000 demandeurs d'asile en Belgique en 2011

Le nombre de personnes qui ont introduit une demande d'asile en Belgique en 2011, tant à l'intérieur du territoire qu'à Zaventem, s'élevait à 25 478, a rappelé mercredi la secrétaire d'Etat à l'Asile et à l'Immigration, Maggie De Block.

"Ce chiffre est en forte augmentation par rapport à 2010 où on avait enregistré environ 17 000 demandes d'asile", a commenté Freddy Roosemont, directeur général de l'Office des Etrangers.

Les trois nationalités qui ont introduit le plus de demandes d'asile en 2011 sont: les Afghans (2758), les Guinéens (2134) et les Irakiens (1948).

A la frontière uniquement, 711 personnes ont demandé l'asile en 2011: 172 Irakiens, 59 Congolais et 50 Palestiniens.

CIRE : l'enfermement est "inhumain" et "inacceptable"

La pratique d'enfermement des étrangers et des demandeurs d'asile est "inhumaine" et "inacceptable", a jugé mercredi la Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (CIRE) dans un communiqué.

"Même flambant neuf, ce nouveau centre poursuit le même objectif: priver de liberté des personnes qui n'ont commis aucun crime et qui demandent protection à la Belgique", a déclaré le CIRE.

Il préconise la mise en place d'"alternatives positives" à l'enfermement plutôt que la création de nouveaux centres fermés "coûteux et inhumains".

"Contrairement à ceux qui demandent l'asile à l'intérieur du pays, ceux qui le font à la frontière sont pratiquement systématiquement détenus en centres fermés durant toute leur procédure. Pour être plus facilement expulsés vers leur pays de provenance. Il est indigne pour la Belgique d'accueillir ainsi les demandeurs d'asile", poursuit le CIRE, rappelant que la détention doit rester l'exception et non la règle.

Le CIRE mentionne également les conséquences "extrêmement lourdes" de la détention: "obstacles pour le suivi de la procédure d'asile, difficultés pour obtenir une aide juridique de qualité, stress, aggravation d'un mauvais état de santé, l'impact sur l'image des migrants, qui sont vus comme des criminels enfermés dans des lieux hautement sécurisés par des grillages et des barbelés".

Avec Belga

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