Il y a un an, Sophie Wilmès demandait aux jeunes de ne pas voir leurs amis ni d'organiser des soirées

Un appel qui nous renvoie au tout début de la crise sanitaire et nous fait également penser aux derniers événements impliquant des jeunes. Il y a un an jour pour jour, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) adressait un message solennel à la jeunesse : "Je vous le demande : limitez un maximum vos contacts et surtout, n’organisez pas de soirées en réponse à la fermeture des bars et des boîtes."

A cette période, la Belgique entre progressivement en confinement pour freiner la propagation rapide du coronavirus. Bars, restaurants, cafés, discothèques, écoles, universités, salles de concerts, commerces non-essentiels sont fermés. Mais la tentation de se retrouver et d’organiser des "lockdown parties", en intérieur comme à l’extérieur, peut être très grande chez certains, principalement chez les jeunes. Des soirées illégales ont d’ailleurs été interrompues par la police.

Sophie Wilmès décide alors de poster le dimanche 15 mars, peu avant 19 h, un message vidéo dans les deux langues sur Twitter, Instagram et Facebook. Les canaux choisis ne sont pas des médias traditionnels, question d’être plus directe. Questions de toucher la cible et les parents, là où ils se trouvent.

"Nous ne pourrons pas réussir la lutte contre le coronavirus si nous ne faisons pas preuve, individuellement et collectivement du sens des responsabilités", dit-elle, depuis le Lambermont. "Je souhaite adresser un message tout particulier aux jeunes. Demain et les prochaines semaines, vous n’irez pas à l’école ou à l’université. Et je sais que vous avez envie de voir vos amis, de vous voir en plus grand nombre aussi pour faire la fête. Cette période suscite de l’angoisse et c’est parfaitement normal. Mais je vous le demande : limitez un maximum vos contacts et surtout, n’organisez pas de soirées en réponse à la fermeture des bars et des boîtes."

Nous comptons aussi sur vous

Le coronavirus concerne aussi les jeunes, dit la libérale. "Ce n’est pas vrai. Personne n’est immunisé contre le coronavirus. Et si vous ne développez pas de symptôme, peut-être que vous contaminerez un ami, un parent, un grand-parent pour qui la maladie pourrait avoir des conséquences dramatiques." Elle insiste : "Nous comptons aussi sur vous."

Le message d’une minute et 52 secondes est visionné sur Twitter près de 100.000 fois, retweeté 1800 fois et liké à 2200 reprises. Un an plus tard, au moment où des jeunes se rassemblent en masse dans les parcs sans précaution ou, plus grave, posent des actes violents comme ce samedi à Liège, le message de l’ex-Première ministre a une résonance toute particulière.

On le rappelle : à l’époque, le confinement ne devait durer que quelques semaines. Prolongé, celui-ci pèse sur le moral des adolescents et jeunes adultes. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) l'a dit ce lundi dans Matin Première: "Ce n’est pas simple d’avoir 18 ans en 2021 (...). On sait que c’est évidemment plus simple pour une quadragénaire comme moi de respecter les règles sanitaires que pour un jeune de 18 ans."

La veille du message de Sophie Wilmès, c’est la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD) et le SPF Santé publique qui formulaient la même demande auprès des jeunes. "Certains organisent encore des soirées lockdown et autres. Ce n’est vraiment pas le but", écrivait Maggie De Block sur Twitter le 14 mars.

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