Plomb dans l'eau: "Il n'y a aucun problème à boire l'eau du robinet", selon un expert

Un taux de plomb supérieur aux normes européennes a été constaté dans 5,2 % des eaux de robinet de Wallonie, relèvent mardi la Dernière Heure et La Libre. Les journaux se basent sur un rapport de la DGO3, le service public de Wallonie-Environnement.

Le taux de conformité en plomb a diminué au cours des dernières années, passant de 99% en 2010-2012 à 94,8% en 2014-2016, selon le rapport sur la "qualité des eaux destinées à la consommation humaine" étudié "prochainement" par le gouvernement wallon. Le rapport en question est à consulter en intégralité en cliquant ici.

Quelque 16.252 contrôles au robinet et 3248 sur compteurs et cuisines ont été réalisés par l'administration entre 2014 et 2016, écrivent les quotidiens. Du plomb a été détecté lors de 39% de ces contrôles. Dans 7,8% des contrôles, les résultats ont conclu à un dépassement de la norme de 10 microgrammes par litre. Dans 1,2% des cas, le taux était plus de cinq fois supérieur à la norme autorisée. Cette norme de 10 microgrammes par litre (contre 25 microgrammes auparavant) a été fixée par l'Union européenne en 2013, rappelle la Société wallonne des eaux sur son site internet.

Deux causes à la présence de plomb

La présence de plomb dans l'eau potable découle de deux causes principales : les canalisations en plomb qui équipent encore la plupart des maisons anciennes; et les raccordements, qui relient la canalisation, dans la rue, au compteur d'eau, dans la maison ou l'immeuble. Pour remplacer ces raccordements en plomb, 300 millions d'euros ont été investis par les distributeurs d'eau.

Contrairement au fer et au cuivre, le plomb est considéré comme toxique. Son accumulation dans le corps par les voies digestives ou respiratoires provoque le saturnisme, qui peut entraîner l'anémie, des troubles digestifs, des encéphalopathies, des paralysies ainsi que des retards mentaux, selon la DGO3.

Aucun risque pour la santé

En matière de nocivité du plomb, la norme est passée de 50 microgrammes par litre avant 1998 à 10 mgr/l aujourd'hui. Le risque a donc été divisé par cinq par l'Union Européenne et est extrêmement faible. "Dans 97,5% des logements en Wallonie on ne dépasse pas cette norme et donc il n'y a aucun problème à boire cette eau", rassure Cédric Prevedello, conseiller scientifique chez Aquawal. 

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