De plus en plus de charge de travail à la police?

Il y a de plus en plus de burn-out chez les policiers
Il y a de plus en plus de burn-out chez les policiers - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Les policiers sont épuisés, selon les syndicats. Cela fait un mois qu'ils enchainent des horaires difficiles à cause de la menace terroriste, relevée au niveau 3 sur une échelle de 4. Et depuis, les policiers doivent assumer de nouvelles missions de surveillance sans effectif supplémentaire et dans un contexte particulièrement stressant.

Les policiers sur les rotules ? Ils seraient de plus en plus nombreux à solliciter de l'aide psychologique ou psychosociale auprès de la "stress team" de la police, peut-on lire dans le journal Le Soir. Si les cas de dépression ne sont pas en augmentation, ceux de burn-out le sont, affirme Corinne Vandenberghe, psychologue et directrice de la stress team.

L'année dernière, 373 agents ont sollicité de l'aide psychologique (contre 226 en 2013) et 3158 de l'aide psychosociale (contre 2075 en 2013).

Le burn-out chez les policiers, la psychologue l'explique par une conjonction de facteurs. "Le policier a déjà un niveau d'exigence élevé et on lui en demande de plus en plus. Il dépense beaucoup d'énergie pour arriver à son niveau d'exigence et à celui de son employeur. Il va donc s'épuiser sans arriver à faire face".

Corinne Vandenberghe refuse cependant de voir dans les chiffres de fréquentation de la stress team une augmentation du mal-être des policiers. "Ils nous connaissent de mieux en mieux et viennent donc plus spontanément à notre rencontre", explique-t-elle.

Du côté des syndicats, on affirme que les policiers sont épuisés. Vincent Gilles, président du SLFP, le syndicat libre de la fonction publique juge que cette situation n'est pas tenable.

Il est difficile à dire si ce sentiment est généralisé. Nous avons sondé plusieurs commissariats et on nous a répondu que ce n'était pas le cas chez eux.

Réponse des syndicats : ce sont surtout les grandes villes comme Bruxelles ou Anvers qui sont concernées, tout simplement parce que c'est là que les policiers sont les plus mobilisés pour assurer la sécurité de lieux sensibles comme les synagogues. Et dans ces grandes villes, le taux d'absentéisme dans les commissariats serait en hausse depuis un mois, toujours selon les syndicats.

Le problème c'est que du côté des services de police, on ne dispose d'aucune information, d'aucun chiffre permettant d'objectiver la situation et donc de confirmer ou d'infirmer le constat posé par les syndicats.

Ce que l'ont sait par contre avec certitude, c'est que la cellule "stress team" n'a pas vu son nombre de demandes de soutien augmenter durant ces 4 dernières semaines.

RTBF avec Belga

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