"Il est faux de prétendre que l'on n'a plus rien à se dire"

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Félix De Clerck, un des organisateurs de la manifestation de dimanche et Marcel De Munnynck, co-créateur de la Zinneke Parade, étaient les invités de Matin Première ce vendredi. L'occasion de parler de leur initiative citoyenne pour dénoncer l'impasse politique.

Félix De Clerck, est l'un des cinq organisateurs de la manifestation "Shame" et Marcel De Munnynck, co-créateur de la Zinneke Parade, participe au rassemblement culturel "La solidarité grandit une culture" ce vendredi au théâtre du KVS à Bruxelles.

Pour ce dernier, "en tant qu'acteur du monde culturel, on est habitué à voir large au niveau international, francophones et néerlandophones coopèrent".

"Nous voulons rappeler qu'il n'y a pas de frontière linguistique, en tout cas suffisamment forte, pour oser prétendre que l'on a plus rien à se dire", dit-il.

Et d'ajouter que cette situation de blocage "complique le travail" car de nombreuses décisions sont bloquées, notamment pour ce qui est des subsides.

Il faut un gouvernement, quel que soit le prix

Pour Félix De Clerck, l'objectif de la manifestation de dimanche est simple : faire pression sur les politiques pour qu'ils forment un gouvernement. Il est grand temps qu'ils se mettent au travail car "on en a marre" di-t-il et peu importe les conséquences.

"On est pas unioniste, on s'en fout d'où viennent les lois, on veut de la politique. Si 60% votent pour la séparation, on y va", explique-t-il, "que ce soit juste ou non".

En d'autres termes, Félix De Clerck n'est pas là pour faire de la politique mais pour pousser les élus à assumer leurs responsabilités.

Aujourd'hui, il faut "déplacer les discussions pour trouver des solutions sur les sujets importants" et avoir "les couilles pour sauter", précise-t-il.

Pas question non plus d'attribuer le "Zwarte Piet" à tel ou tel parti, tous sont responsables, estime-t-il.

Un référendum ?

Quant à savoir s'il faut organiser un référendum, Félix De Clerck ne croit pas que c'est la solution.

Même sentiment du côté de Marcel De Munnynck qui estime que le citoyen a déjà été consulté puisqu'il a voté.

 

C. Biourge

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