Huit mois de prison avec sursis requis contre Laurent Louis

Huit mois de prison avec sursis requis contre Laurent Louis
Huit mois de prison avec sursis requis contre Laurent Louis - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le ministère public a requis, mardi après-midi, une peine de huit mois de prison avec sursis et une amende de 3000 euros à l'encontre de l'ancien député Laurent Louis, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Laurent Louis avait été cité directement devant le tribunal par le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (CCOJB) pour avoir tenu des propos négationnistes et antisémites.

"Monsieur Louis a avoué la matérialité des faits mais, à ma surprise, il ne s'excuse pas", a avancé le procureur.

"Je pense qu'en disant des chambres à gaz: 'est-ce si faux que cela?' (que ce soit "un détail de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale", ndlr), c'est dire que c'est un tout petit peu vrai. On s'approche donc du négationnisme ou du moins d'une minimisation de la Shoah, et donc la prévention est établie selon moi", a affirmé le procureur.

"Néanmoins, je pense qu'il aurait pu aller plus loin encore dans l'insulte et donc je ne pense pas qu'il faille prononcer la peine maximale d'un an de prison. Je requiers donc une peine de prison de huit mois, avec sursis compte tenu du casier judiciaire pratiquement vierge de l'intéressé, et une amende de 3 000 euros ferme", a-t-il dit.

En juin dernier, le CCOJB avait cité directement Laurent Louis devant le tribunal correctionnel de Bruxelles - à savoir sans dépôt de plainte préalable auprès du parquet - pour propos antisémites et négationnistes proférés sur son blog, le 9 juin 2014.

Laurent Louis, ancien député fédéral indépendant, y avait écrit: "Certes Jean­-Marie Le Pen a dit que les chambres à gaz n'étaient qu'un détail de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale et cela peut choquer mais en y réfléchissant un peu, est-ce si faux que cela? [...]".

La défense de Laurent Louis estime les poursuites irrecevables

Le conseil de Laurent Louis, Me Sébastien Courtoy, a demandé mardi après-midi au tribunal correctionnel de Bruxelles de déclarer les poursuites à l'encontre de son client irrecevables. Il a avancé que le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (CCOJB), qui a intenté l'action, n'avait pas la qualité pour le faire étant donné qu'il n'a pas déposé ses comptes à la banque nationale comme le veut la loi. Le CCOJB avait cité l'ancien député en justice pour propos négationnistes et antisémites.

Belga

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