Horeca, discothèques, fêtes privées, vaccination des soignants : retour sur les décisions du Comité de concertation

Le Comité de concertation réuni ce vendredi depuis 14 heures devait se pencher sur la poursuite du "Plan été" et confirmer de nouveaux assouplissements pour le mois de septembre. Plusieurs sujets étaient sur la table des dirigeants du pays : la question du port du masque, les rassemblements dans l’espace privé, les restrictions dans l’Horeca, la question de l’ouverture des boîtes de nuit, les fêtes privées, les cultes, le Covid Safe ticket et l’organisation d’événements. Tous ces domaines d’activité devaient être passés à la loupe et les éventuels assouplissements discutés en fonction de l’évolution sanitaire dans le pays.


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A côté du nombre de lits en soins intensifs occupés, le taux de vaccination de la population est l’un des critères essentiels. Si la vaccination a bien progressé en Flandre et en Wallonie et a atteint, ce n’est pas le cas en Région bruxelloise où la vaccination reste à la traîne. Raison pour laquelle une bonne partie des assouplissements envisagés ne seront pas possibles à Bruxelles, comme l’a déjà confirmé le Ministre-Président bruxellois, Rudy Vervoort, ce vendredi matin.

 

La situation sanitaire est, à l’échelle de la Belgique, rassurante.

Lors de la conférence de presse qui a suivi le Comité de concertation, le Premier ministre a confirmé que la quatrième phase du plan été pourra entrer en vigueur dès le 1er septembre.

Les objectifs de vaccination sont atteints. 8 adultes sur 10 sont vaccinés. Cela a permis, selon le Premier ministre, de garder sous contrôle la situation dans les hôpitaux. L’augmentation du nombre de contaminations constatée actuellement n’entraîne pas d’augmentation des hospitalisations, a résumé Alexander De Croo.

Néanmoins, la situation reste moins bonne à Bruxelles. 

Le port du masque reste obligatoire dans toute une série de circonstances. Des assouplissements à partir du 1er septembre

A l’exception des enfants jusqu’à 12 ans, le port du masque reste obligatoire lorsqu’il est impossible de respecter les règles de distance sociale (1,5 m). C’est le cas dans les magasins et les centres commerciaux, dans les salles de conférences, les auditoires, les lieux de culte, les bibliothèques et de manière générale dans les lieux publics ou privés pouvant accueillir un grand nombre de visiteurs, par exemple les rues commerçantes, les marchés, marchés annuels, brocantes, foires, les foires commerciales et les manifestations. Le masque reste obligatoire dans les transports en commun. L’obligation de porter le masque subsiste dans l’Horeca, pour le personnel et les clients sauf lorsqu’ils mangent, boivent ou sont assis à table ou au bar.

Pour les événements culturels et sportifs se déroulant en plein air, le masque peut être retiré lorsque la personne est assise.

Dès le 1er septembre, le masque ne sera plus obligatoire dans les locaux accessibles au public d’entreprises, d’administrations publiques ou d’associations culturelles ou sportives pour des événements et fêtes privées de 200 spectateurs ou plus à l’intérieur et de 400 spectateurs ou plus à l’extérieur, sauf si l’autorité locale en décide autrement.

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© RTBF

La fin de la bulle de huit, dès septembre : plus de limites dans la sphère privée

Dès le 1er septembre, il sera à nouveau permis de se rassembler sans restrictions dans l’espace privé. Les fêtes de famille ou les rassemblements dans un hébergement touristique, par exemple, pourront à nouveau avoir lieu sans limites.

De l’air pour l’Horeca dès septembre : grandes tablées, service au bar… Sauf à Bruxelles

C’est l’une des mesures dont on a le plus parlé ces derniers jours et dont on se doutait qu’elle passerait la rampe du Comité de concertation. Les heures d’ouverture et de fermeture du secteur Horeca ne connaîtront plus de restrictions dès le 1er septembre. Jusqu’à présent, les établissements ne pouvaient ouvrir qu’à partir de 5 heures du matin et devaient fermer leurs portes à 1 heure. Tout cela sera terminé en septembre.

Il n’y aura plus non plus de limites pour le nombre de convives à table. Idem pour l’obligation de ne prévoir que des places assises, elle est abrogée.

Les clients d’un établissement Horeca pourront changer de table pour retrouver d’autres convives.

Le service au bar sera à nouveau autorisé

La distance d’1,5m entre les tables ne devra plus être respectée.

Par contre, le port du masque reste obligatoire pour le personnel ainsi que pour les clients lors des déplacements vers une autre table, le bar ou les toilettes, par exemple.

Attention, cette levée des restrictions dans l’Horeca ne s’applique pas à Bruxelles en raison du plus faible taux de vaccination et de la situation sanitaire. Les établissements Horeca de Bruxelles devront encore attendre. Ils devront, par exemple, toujours fermer leurs portes à 1 heure du matin. 

Dès le 1er octobre, réouverture des discothèques

C’était l’un des derniers secteurs encore à l’arrêt, celui du monde de la nuit. Les boîtes de nuit et discothèques sont fermées depuis un an et demi. Elles espéraient une date de réouverture. Elles l’obtiennent. La réouverture est prévue le 1er octobre moyennant le respect de conditions.

La réouverture se fait sur base de protocoles renforcés en ce qui concerne la qualité de l’air, la ventilation et la capacité maximale en fonction de la superficie. Les protocoles à respecter seront disponibles le 10 septembre.

Fêtes privées, mariages : presque comme avant, sauf à Bruxelles

L’interdiction de danser lors des fêtes privées, par exemple les mariages sera levée à partir du 1er septembre. Il sera aussi possible d’organiser des buffets lors de ces fêtes.

Cet assouplissement ne s’applique pas aux thés dansants, discothèques et night-clubs.

Bruxelles ne sera pas concernée par cet assouplissement en septembre. Il faudra attendre l’examen de la situation sanitaire que le gouvernement fera fin septembre.

La fin des restrictions pour les lieux de culte, sauf à Bruxelles

Les restrictions, notamment quant au nombre de personnes autorisées, sont levées pour les lieux de culte. Cela concerne aussi les mariages civils, enterrements et fêtes de communion.

Cela vaut aussi pour les associations philosophico-religieuses qui offrent de l’assistance morale, les visites individuelles ou collectives des bâtiments destinées au culte ou à l’assistance morale non-confessionnelle.

Le port du masque reste obligatoire.

Ces assouplissements ne concernent pas Bruxelles, où les mesures sanitaires actuelles resteront en vigueur en septembre, au moins.

Le Covid Safe Ticket pour le secteur événementiel, mais aussi pour d’autres activités si les autorités l’estiment nécessaire

Le Comité de concertation confirme qu’à partir du 1er septembre, les restrictions concernant les événements réunissant moins e 200 spectateurs à l’intérieur et moins de 400 spectateurs à l’extérieur sont levées, sauf si l’autorité locale compétente en décide autrement.

Concernant les événements réunissant plus de 200 spectateurs en salle et plus de 400 personnes à l’extérieur, le Covid Safe Ticket pourra être utilisé à partir du 1er septembre. En cas d’utilisation du système du Covid Safe Ticket, le port du masque et le respect de la distance sociale ne seront plus nécessaires.

Dans la capitale, le gouvernement bruxellois encourage le secteur événementiel à utiliser au maximum les possibilités en matière d’utilisation du Covid Safe Ticket (CST) pour les événements à l’intérieur réunissant 200 spectateurs ou plus et les événements en plein air réunissant 400 spectateurs, et ce à partir du 1er septembre. Le Gouvernement bruxellois est favorable à une extension des possibilités d’utilisation du CST au-delà de ces évènements

Pour rappel, le Covid Safe Ticket consiste en un code QR que les participants à un événement peuvent obtenir s’ils sont pleinement vaccinés, s’ils disposent d’un test PCR récent ou s’ils ont été guéris du Covid dans les six mois qui ont précédé.

Le Covid Safe Ticket pourrait aussi être imposé pour d’autres activités que des événements si les entités fédérées l’estimaient nécessaire en fonction de la situation épidémiologique ou vaccinale de certaines communes.

Le retour des night shops, sauf à Bruxelles

A partir du 1er septembre, les magasins de nuit pourront rester ouverts à leur heure d'ouverture habituelle. 

Cette mesure ne s'applique pas à la Région bruxelloise où les heures d'ouverture le soir resteront limitées, en raison du contexte sanitaire. 

Le télétravail : plus obligatoire mais vivement conseillé

L'obligation de télétravail avait déjà disparu le 27 juin dernier. Le télétravail était devenu "hautement conseillé".  

A présent, le Comité de concertation invite les entreprises "à ancrer structurellement le télétravail" dans leur mode de fonctionnement.  Cela vaut encore plus particulièrement pour Bruxelles, en raison du grand nombre d'entreprises présentes sur le territoire et en raison de la situation épidémiologique et vaccinale dans la capitale. 

Vaccination obligatoire du personnel soignant : pas de décision, mais cela reste la volonté du gouvernement

Le Comité de concertation n’a pas décidé aujourd’hui d’imposer la vaccination pour l’ensemble du personnel soignant. Cependant, il souhaite explorer "sous quelle modalité la vaccination obligatoire pourrait être implémentée pour tous les prestataires de soins, y compris les travailleurs indépendants, tant dans le secteur ambulatoire que dans les établissements de soins".


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Mettre l’accent sur la vaccination, surtout dans les communes où la population est plus réticente

Pour le Comité de concertation, la "vaccination complète reste la principale réponse à l'évolution épidémiologique"

Le Comité de concertation rappelle que le seuil minimum de 70% de taux de vaccination complète reste un objectif qui doit être atteint dans toutes les communes du pays. 

Il souligne que dans un certain nombre de communes, le taux de vaccination reste inférieur à ce niveau. On remarque cela dans des communes des trois régions, mais c'est surtout le cas dans la Région de Bruxelles-Capitale, constate le Comité de concertation. 

 

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