Hôpitaux: Santhea dénonce "les propos mensongers" de l'Absym

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Image d'illustration - © BELGA PHOTO HANDOUT THOMAS VERFAILLE

Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym (association belge des syndicats médicaux), liait ce matin dans Le Soir l'interdiction des suppléments hospitaliers en chambre double à un risque de licenciements et de départs. "L'article est un tissu d'affirmations malhonnêtes et mensongères", réagit Santhea, l'une des fédérations représentant les hôpitaux.

L'Absym affirmait que la suppression des suppléments hospitaliers en chambre double coûtera 700 à 800 emplois en Région bruxelloise et environ 3000 au niveau national.

"Citer un chiffre d'une perte potentielle de 3000 emplois est pure fantasmagorie et ne reflète absolument pas la réalité", réagit Santhea.

Jacques de Toeuf étant le directeur général médical du centre hospitalier interrégional Edith Cavell, Santhea estime que "extrapoler la situation du Chirec à l'ensemble des hôpitaux du pays n'est absolument pas relevant, leur situation étant quasiment unique dans le paysage hospitalier belge". Et d'expliquer que 18 hôpitaux seulement facturent encore des suppléments pour des chambres à deux lits en Belgique. Et pour huit de ces hôpitaux, le supplément est de maximum 50%, de 100% pour cinq d'entre eux, de 200% pour quatre et de 400% pour Edith Cavell.

"Afin d'alimenter le débat, on pourrait inviter les médecins du CHIREC à rendre public le revenu annuel qu'ils déclarent chaque année", conclut Santhea.

Laurette Onkelinx: "Un chantage odieux"

Avant Santhea, la ministre de la Santé Laurette Onkelinx avait elle aussi réagi. "Je ne puis accepter que l'on prenne les travailleurs et les patients en otage pour privilégier le train de vie de quelques médecins."

Dénonçant un "chantage odieux", elle juge honteuse la comparaison dressée par Jacques de Toeuf avec la situation des ouvriers d'Arcelor.

"Cette croisade pour défendre la cause de son hôpital - qui représente près de la moitié des suppléments d'honoraires réclamés dans tout le pays - est totalement indigne. Cette instrumentalisation pose question lorsque l'on constate que 90% des médecins ne réclament déjà pas ces suppléments d'honoraires en chambre à deux lits".

Laurette Onkelinx estime que Jacques de Toeuf prône une médecine à deux vitesses, en contradiction avec les principes qui guident le système de protection sociale.

Les factures hospitalières restent une des principales causes de surendettement, rappelle-t-elle encore.


Belga

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