Franc-maçonnerie: "C'est particulièrement maladroit", juge Hervé Hasquin

Depuis les révélations du Soir, vendredi dernier, concernant l'existence d'une lettre envoyée par une loge maçonnique enjoignant les élus maçons à ne pas voter le projet de loi sur les visites domiciliaires, le débat fait rage au sein des francs-maçons. Faut-il, oui ou non, communiquer vers l'extérieur ?

À cette question, l'ancien ministre-président de la Communauté française Hervé Hasquin (MR), lui-même franc-maçon, souligne d'abord que cette lettre "n'est pas une prise position de la franc-maçonnerie. (...) C'est une lettre envoyée par une loge, parmi des centaines d'autres. Cette lettre était destinée aux parlementaires francs-maçons, ce n'était pas destiné à devenir un communiqué de presse. Il y a quelque chose de malencontreux : quelqu'un a cru intelligent, sans doute, de la rendre public. La maçonnerie est une société de libre pensée. Elle est pourchassée dans tous les régimes dictatoriaux depuis le nuit des temps. (...) C'est toute la difficulté, voire le danger, pour la maçonnerie, de prendre des positions publiques : ça provoquerait des dissensions internes".

Par rapport au monde extérieur, la publication n'est pas une très bonne nouvelle, pour le libéral : "On reproche à tort et à travers son caractère complotiste. Dans l'histoire, tout ce que les catholiques, les chrétiens en général, les musulmans aujourd’hui, ont pu raconter et racontent encore sur le compte de la maçonnerie. [La publication de cette lettre,] c'est particulièrement maladroit parce qu'en plus, ça ne correspond pas à un mot d'ordre, à rien du tout".

La séquence du JT de 19h30

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