Hélicoptères: "La Belgique risque de devoir faire appel à une aide multinationale"

L'inconvénient de l'indisponibilité des hélicoptères est que les pilotes sont dans l'impossibilité de s'entraîner aux missions embarquées.
L'inconvénient de l'indisponibilité des hélicoptères est que les pilotes sont dans l'impossibilité de s'entraîner aux missions embarquées. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, a assuré vendredi que les opérations de sauvetage en mer restaient assurées en dépit de l'indisponibilité simultanée des quatre hélicoptères NH90 en version navale (NFH) qui doivent succéder aux antiques Sea King.

"La sécurité en mer est garantie", soit avec les Sea King, soit avec des appareils britanniques ou français, a-t-il affirmé après que la VRT eut révélé que les quatre NH90 Caïman de la base de Coxyde seraient indisponibles à partir de la semaine prochaine.

D'après le SLFP Défense, le manque de personnel qualifié pourrait pousser la Belgique à faire appel aux pays voisins en cas d'urgence. "On ne va pas crier à ce stade-ci à la polémique, mais il est certain que si on a des pannes au niveau des NH90 et qu'à un moment, on ne dispose pas de suffisamment de pilotes pour les Sea King, la Belgique risque de devoir se retourner une fois de plus vers d'autres pays pour avoir une aide multinationale, même le long de nos côtes", prévient Dimitry Modaert du SLFP Défense. 

Notre pays a acheté des appareils qui n'étaient pas encore au point

"C'est un problème connu. C'est bien malheureux qu'ils soient tous chez le fabricant (le consortium NHI, composé d'Airbus Helicopters, d'AgustaWestland et de Fokke, ndlr), mais notre pays a acheté des appareils qui n'étaient pas encore au point", a ajouté Steven Vandeput (N-VA).

La Belgique a commandé en 2007 huit appareils - quatre en version de transport tactique (TTH) et quatre en version NFH, pour des missions de recherche et de sauvetage (Search and Rescue", SAR) et susceptibles d'être embarqués à bord de frégates - pour un montant de près de 300 millions d'euros.

Les Caïman NFH ont été déclarés opérationnels en août 2015, mais le dernier appareil, en version définitive n'a été livré qu'en 2016.

Steven Vandeput a souligné vendredi que la Belgique coopérait pour la mission SAR avec la Grande-Bretagne et la France, une coopération qui fonctionne "dans les deux sens", selon lui.

L'inconvénient de l'indisponibilité des hélicoptères est que les pilotes sont dans l'impossibilité de s'entraîner aux missions embarquées.

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