Hausse du nombre d'arrestations administratives d'étrangers en Belgique

Les arrestations administratives d'étrangers ont augmenté de 18% entre 2017 et 2018.
Les arrestations administratives d'étrangers ont augmenté de 18% entre 2017 et 2018. - © THIERRY ROGE - BELGA

Le nombre d'arrestations administratives d'étrangers et de migrants en transit était en hausse en 2018 par rapport à 2017, relève mercredi Myria dans une de ses publications reprenant les chiffres les plus récents actuellement disponibles. Les arrestations d'étrangers ont augmenté de 18%, à 36.386. Plus d'un tiers de ces arrestations concernaient des migrants en transit (+37% par rapport à 2017), observe le Centre fédéral Migration.

Sur tous les étrangers arrêtés, près de 60% reçoivent un ordre de quitter le territoire, 13% sont incarcérés et 25% sont relaxés. Les arrestations d'Érythréens et d'Éthiopiens ont fortement augmenté entre 2017 et 2018, de même que celles des Algériens. Celles des Soudanais ont diminué de moitié.

Le centre Myria lui-même appelle à la prudence à la lecture de tels chiffres. "Le nombre annuel d'arrestations reflète en effet davantage la pratique policière (éventuellement soutenue par une volonté politique) qu'une estimation de la présence sur le territoire de personnes en séjour irrégulier (une même personne peut être arrêtée plusieurs fois la même année et d'autres ne pas l'être). La migration en transit a ainsi clairement été une priorité politique ces dernières années", souligne-t-on.

Plus de décisions de détention en centres fermé 

La hausse du nombre d'arrestations va de pair avec une hausse des décisions de détention en centres fermés. Cela concerne près de 9.000 détenus dont 13% sont albanais et 11% érythréens, "et ce, malgré une capacité moyenne annuelle de places en centre fermé pratiquement inchangée entre 2016 et 2018", relève Myria.

Le nombre d'interdictions d'entrée enregistrées par la Belgique dans le système d'information Schengen a suivi une tendance constante à la baisse depuis 2014. Il est tombé en 2018 à 1.204 interdictions. Les nationalités les plus concernées par ces interdictions étaient les Albanais (336), les Marocains (158), les Géorgiens (89), les Brésiliens (63) et les Algériens (48).

Le nombre de rapatriements et de retours volontaires assistés diminue de façon constante. La baisse des retours peut s'expliquer par certains changements législatifs récents comme la non délivrance systématique d'un ordre de quitter le territoire en fin de procédure.

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