Hausse des inscriptions à l'ULB : des étudiants bientôt dans les casernes d'Ixelles

De mémoire de recteur, on n’avait jamais vu cela : "Ça nous a surpris. On s’attendait à une hausse, on s’y était préparé mais pas de cette ampleur" avoue Yvon Englert, le recteur de l’U.L.B. Pour cette rentrée 2019, l’Université Libre de Bruxelles enregistre une augmentation des inscriptions en première année de bac et de master de près de 4000 étudiants, soit entre 10 et 15% de plus que l’an dernier. Et encore, pour l’instant, la période des inscriptions n’est pas encore terminée.

Et cela n’est pas sans poser quelques problèmes de logistique. Aujourd’hui, les équipes de l’U.L.B. planchent sur des solutions pour accueillir tous ces étudiants supplémentaires. "Depuis mi-août, on a repris le travail pour augmenter notre capacité en termes de locaux et d’encadrement des étudiants. Car notre premier souci est de maintenir la qualité du cadre et de l’environnement dans lequel les étudiants sont accueillis", ajoute le recteur.

Les principales pistes évoquées concernent des réorganisations pour mieux utiliser les locaux existant mais aussi la possibilité de trouver de la place dans d’autres bâtiments comme les anciennes casernes d’Ixelles. 700 étudiants devraient y suivre prochainement leurs cours.

Direct de Thi Diem Quach depuis le site de l’ULB à Bruxelles (JT 13h) :

D’autres établissements du supérieur sont aussi concernés

D’autres universités et hautes écoles font aussi état d’une augmentation de leurs inscriptions. C’est le cas par exemple de l’ICHEC ou encore des universités de Liège (4000 nouveaux étudiants en Bac1) et de Namur. Cela ressemble donc bien à une tendance. Mais comment l’expliquer ? Le recteur de l’ULB lui-même peine à le faire, invoquant une combinaison possible de plusieurs facteurs (légère augmentation des étudiants français, effet de l’allongement des études…) mais aussi l’attrait de son établissement : "on remarque que le gros de la croissance est en bac 1 et en master 1, donc dans des nouveaux cycles. Cela montre aussi que l’ULB est attractive. Mais on ne comprend tout de même pas pourquoi ça augmente autant."

A l’ICHEC, la direction évoque aussi l’attractivité de son bac bilingue français/anglais en gestion d’entreprise pour lequel 25% d’étudiants supplémentaires se sont inscrits.

Parmi les établissements contactés par nos soins, seule l’Université Catholique de Louvain enregistre pour l’instant une légère baisse de ses inscriptions. Elles sont à 98% par rapport à l’an dernier.

Des moyens supplémentaires

Quelles que soient les raisons de ces hausses, une question risque de se poser sérieusement. Celle du financement de cette augmentation du nombre d’étudiants. Si chaque étudiant en plus payera bien des droits d’inscription, ceux-ci ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des surcoûts. Les directeurs d’école doivent prochainement rencontrer la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR). Le refinancement des universités et écoles supérieures devrait être abordé par les directeurs.