Harmonisation des statuts d'ouvrier et d'employé: début des négociations

Harmonisation des statuts d'ouvrier et d'employé: début des négociations
Harmonisation des statuts d'ouvrier et d'employé: début des négociations - © BELGA/JONAS ROOSENS

A partir de ce mardi, patrons et syndicats reprennent les négociations autour de l'harmonisation du statut des ouvriers avec celui des employés. Les différences, actuellement, portent principalement sur les durées de préavis, les jours de carence ou le chômage économique. Si aucun accord n'est trouvé d'ici le 8 juillet, c'est le gouvernement qui devra trancher. Le débat est très houleux entre les partenaires sociaux.

Cela fait plus de 20 ans que l'on parle de ce dossier. Le problème reste explosif : patronat et syndicats en font une question de principe et les négociations ont déjà été interrompues à plusieurs reprises. La cour constitutionnelle impose une solution d'ici juillet. Sinon le gouvernement devra trancher. 

Rien ne justifie plus la différence de traitement entre ouvriers et employés. La Belgique est même l'un des rares pays où les deux statuts coexistent encore. Un point sur lequel patronat et syndicats s'accordent. Mais c'est à peu près le seul point.

Première divergence : l'objectif. La FEB veut profiter de cette révision du statut pour y introduire plus de flexibilité, notamment en matière de licenciement et de mobilité. Et pas question d'accorder aux ouvriers le même délai de préavis qu'aux employés. Cela représenterait entre 2 et 4% de coût salarial.

Les syndicats ont chacun leur vision du préavis qui irait, pour faire simple, de trois mois par tranche de 5 ans d'ancienneté à un mois par année de travail.

D'autres points suscitent moins d'interrogations comme le jour de carence qui ne touche que les ouvriers en cas d'arrêt maladie ou celle du pécule de vacance qui devrait pouvoir être harmonisé sans coût supplémentaire pour l'entreprise. Grosse incertitude par contre sur le chômage économique largement utilisé pour les ouvriers dans le secteur de la construction, par exemple, et dont l'application aux employés sera âprement négocié.

Bref, les points de tension sont réels, la négociations sera tendue. Mais elle doit absolument aboutir vite car la cour constitutionnelle a imposé l'harmonisation avant le 8 juillet. Sans quoi, ce sera au gouvernement de trancher. Dans le contexte social actuel, il s'en passerait bien.

Th. Vangulick

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