Gwendolyn Rutten (Open Vld) a quitté le palais. Qui sera le prochain à franchir les grilles ?

Dernière consultation royale du jour, Gwendolyn Rutten (Open Vld) est arrivée au Palais
Dernière consultation royale du jour, Gwendolyn Rutten (Open Vld) est arrivée au Palais - © ERIC LALMAND - BELGA

Les consultations royales viennent de se terminer, l’attente commence. Car la prochaine personnalité à franchir les grilles du Palais en sortira certainement chargée d’une mission royale. Qui ? Avec quelle tâche ? La fin du suspens ne devrait pas trop tarder.

Pour l’instant, l’Open VLD est régulièrement cité et pourrait donc se voir chargé d’une mission par le Roi. Le parti n’en a pas encore eu et lors de ce tour des présidents de parti, à l’entrée du palais, personne n’a rejeté cette option. Enfin, hasard ou non, c’est la présidente de l’Open VLD qui a clos ces consultations des partis impliqués dans les discussions pour la formation d’un gouvernement fédéral.

Gwendolyn Rutten est d’ailleurs arrivée au Palais en voiture, sans faire de déclaration à la presse alors que les autres présidents de parti avant elle avaient tout de même répondu à quelques questions. Elle est sortie sans rien dire non plus.  De quoi alimenter encore un peu les spéculations.

Avant cela, Joachim Coens, le président du CD & V et ex-informateur (avec Georges-Louis Bouchez) s’est entretenu avec le Roi. On sait que le CD & V a toujours refusé de monter dans un gouvernement sans la N-VA, a aussi toujours voulu travailler à un rapprochement PS-N-VA, enterré désormais par Paul Magnette. A son arrivée, Joachim Coens n’a pas caché que cet épisode avait laissé des traces et que la confiance envers le PS n’était plus là. Bref, le prochain chargé de mission royal devra œuvrer à restaurer cette confiance. Pour le reste, Joachim Coens s’est aussi dit zen et ouvert à toutes les possibilités. Cela dit, il ne se montre pas favorable à la mise en place d’un gouvernement qui n’aurait pas une majorité en Flandre, donc un gouvernement sans la N-VA.

Un retour à la sérénité pour le PS

Ce matin, c’est Paul Magnette qui a ouvert le bal de ce dernier jour de consultations royales. A l’entrée, le président des socialistes a répondu à quelques questions des journalistes. Il en appelle à la sérénité et à des discussions sur le fond : " Je crois qu’il faut reprendre les discussions sereinement. Il y a déjà beaucoup de bases posées par les missions précédentes et il faut surtout se concentrer sur le contenu. Ça fait trop longtemps qu’on parle de différents types de coalitions, de partis qui devraient s’allier, de réformes institutionnelles, ce n’est pas comme ça qu’on va trouver des solutions. Si on parle de contenu, on peut faire des avancées."

Pas question par contre pour le président des socialistes de parler d’élections : "Les élections ne résoudraient rien. Les citoyens se sont prononcés, ce sont aux élus de trouver une solution."

Quant à la suite, Paul Magnette n’exclut pas qu’une mission royale soit confiée à l’Open VLD, mais précise que c’est au Roi que revient cette décision.

Si chaque député considère qu’il représente toute la nation et non ses électeurs, je pense qu’on peut s’en sortir plus facilement

Après Paul Magnette, le Roi a reçu le président de Défi, François De Smet. A son arrivée, il a insisté sur la nécessité d’avancer : "Nous avons un déficit de 12 milliards, des secteurs fédéraux en grande demande, les hôpitaux, les soins de santé, l’armée, la justice, la police, notre pays s’efface sur la scène internationale. Et puis on a des grands partis qui depuis 8 mois se paralysent les uns les autres, ne trouvent pas de solutions. Je pense que maintenant, on a une bonne cartographie de toutes les coalitions qui ne marchent pas, il est peut-être temps de faire un bilan de celles qui peuvent marcher. Moi j’en vois au moins quatre ou cinq qui peuvent fonctionner."

Le président de Défi en est conscient, avec ses deux députés, le parti n’est pas nécessairement indispensable, même si cet appoint pourrait être utile. Face aux crispations communautaires de ces derniers jours, le philosophe de formation devenu président de parti prend un peu de hauteur : " Un député ne représente pas que ces électeurs, ils représentent toute la nation, y compris ceux qui n’ont pas voté […] La majorité démocratique, c’est 75 sièges à la Chambre. Si chaque député considère qu’il représente toute la nation et non ses électeurs, je pense qu’on peut s’en sortir plus facilement".

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