Guy Vanhengel: "Il faut absolument ouvrir le débat sur l'indexation"

Guy Vanhengel, ministre sortant du Budget, Open Vld
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Guy Vanhengel, ministre sortant du Budget, Open Vld - © RTBF

Interrogé par la RTBF, le ministre sortant Open Vld Guy Vanhengel espère le gouvernement "Elio Di Rupo n°1" avant la fin octobre. Il souhaite qu'on ouvre le débat sur les prépensions et sur l'indexation des salaires.

Alors que les négociations piétinent sur la scission de l’arrondissement judiciaire de BHV, le ministre sortant du Budget Guy Vanhengel demande une nouvelle fois de presser le mouvement : "Les institutions internationales, la Commission européenne nous regardent, ils attendent au mois d’octobre un programme budgétaire bien défini. Tous les éléments sont sur la table pour pouvoir trancher sur ce budget 2012. Il faudrait terminer rapidement sur l’arrondissement judiciaire pour s’attaquer au budget. Il faudrait qu’on ait un gouvernement pour la fin du mois, et que ‘Elio Di Rupo n°1‘ puisse être installé".

Interrogé par Thomas Gadisseux, l’Open Vld Guy Vanhengel apprécie l’arrivée prévue d’Elio Di Rupo comme futur Premier ministre : "Je trouve ça bien, cela démontre très bien quelle est l’ouverture qui existe dans notre pays. Monsieur Di Rupo est d’origine italienne et parvient à devenir quelqu’un de très important, peut-être même le Premier ministre des Belges. Moi je trouve que c’est un bel exemple d’une ouverture qui existe dans notre démocratie belge".

Indexation : pas dans le "noir et blanc"

L’indexation automatique des salaires "est un tabou pour une grande partie de l’opinion publique. Mais c’est une discussion qui ne doit pas se faire dans le cadre du ‘noir et blanc’. Il faut absolument ouvrir le débat là-dessus, parce qu’il y a une relation entre l’indexation telle que nous connaissons maintenant, l’inflation, le coût du travail et la concurrence de nos entreprises. On doit pouvoir en discuter".

A propos des prépensions, Guy Vanhengel fait remarquer que "l’âge moyen du départ à la retraite chez nous est de 59 ans. Cela ne va plus ! Grâce aux très bons soins de santé que nous avons", nous vivons plus longtemps. Il rappelle que le parlement européen a voté une série de mesures qui permettent aux institutions européennes de sanctionner des pays de l’Union qui ne respectent pas la discipline budgétaire : "On risque de se faire sanctionner si nous ne nous conformons pas à la politique européenne". Guy Vanhengel refuse qu’il y ait un clivage gauche-droite dans la majorité : "Cela doit être une équipe animée par le bon sens. Le bon sens, c’est de se conformer à ce qui nous est demandé par la Commission européenne".

"Pas de fédéralisme de confrontation"

La majorité au pouvoir en Flandre a déclaré qu’elle ne voulait pas aider le gouvernement fédéral à résorber son déficit budgétaire. Guy Vanhengel "essaye d’expliquer du côté flamand que si la Flandre (et toutes les entités : la Wallonie, Bruxelles, les communes, les provinces) ne se met pas à participer à l’effort général, il faudra que le gouvernement fédéral s’adresse au citoyen et augmente la pression fiscale". Ce message passe mal en Flandre car "toute la politique de la N-VA va à l’encontre de cela. Cette politique sert à mettre en péril le gouvernement fédéral. On a besoin d’un fédéralisme de coopération dans notre pays, et pas un fédéralisme de confrontation. J’espère que le bon sens reviendra rapidement aussi au sein de l’équipe gouvernementale flamande". Pour Guy Vanhengel, si les sondages ne sont pas très favorables aux partis traditionnels en Flandre, c'est dû à "la communication très démagogique de la N-VA qui passe partout, qui nous fait du mal et qui est très difficile à contrer. Là aussi, il faut une certaine compréhension de la part des partis francophones par rapport à la situation de leurs collègues néerlandophones".

A.L. avec T. Gadisseux

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