Grippe aviaire dans une exploitation flamande : "Une catastrophe" réagit la Fédération wallonne de l'Agriculture

Le foyer de grippe aviaire a été constaté dans une exploitation avicole à Menen.
Le foyer de grippe aviaire a été constaté dans une exploitation avicole à Menen. - © KENZO TRIBOUILLARD - AFP

Une catastrophe ! C’est ainsi que réagit la Fédération wallonne de l’Agriculture à l’annonce de l’abattage de poulet dans une exploitation de Flandre en raison de l’apparition de cas de grippe aviaire. Le foyer de grippe aviaire hautement pathogène a été constaté dans une exploitation avicole à Menen en Flandre Occidentale, détaille l’AFSCA, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire.

"Il s’agit d’une nouvelle tuile pour le secteur avicole de notre pays, dont la situation économique est déjà très difficile", explique la FWA dans un communiqué. "C’est une catastrophe pour cette exploitation, mais aussi pour l’ensemble des éleveurs de notre pays. En effet, la Belgique va perdre son statut indemne, avec les conséquences qui en découleront très probablement sur le plan économique."

Depuis plusieurs semaines, des cas de grippe aviaire sont recensés dans plusieurs pays européens. Début novembre, l’Afsca confirmait que le virus, le H5N5, est bien présent en Belgique chez les oiseaux sauvages. Depuis le 15 novembre, outre les exploitations professionnelles, les détenteurs particuliers de volailles doivent confiner ou protéger leurs animaux.

Aucun risque pour le consommateur

Il faut le rappeler : le consommateur doit être totalement rassuré puisqu’il peut continuer à consommer de la volaille et des œufs sans la moindre inquiétude. "La surveillance sanitaire des élevages est continue et stricte, d’une part. D’autre part, la grippe aviaire ne pose aucun risque pour la santé humaine", précise la FWA.

Il n’empêche, cette crise sanitaire intervient alors que la Belgique subit les conséquences de la crise du Covid. "La FWA a déjà, avant cet épisode de grippe aviaire, alerté le ministre wallon de l’agriculture quant à la situation du secteur, et demandé notamment un soutien à la réduction volontaire de la production ainsi qu’un effort redoublé de l’Awex (NDLR : Agence wallonne à l’exportation) pour ouvrir des marchés porteurs", précise la Fédération.

La FWA appelle enfin les consommateurs wallons à la solidarité. "Il est important de soutenir notre secteur avicole, dont la santé économique dépend plus que jamais du soutien de nos concitoyens !"

 

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