Grèves à travers le pays: revendications des syndicats et réponses des patrons

En haut à gauche : Robert Vertenueil (FGTB) - En haut à droit : Marie-Hélène Ska (CSC)
En bas à Gauche : Pieter Timmermans (FEB) - En bas à droite : Olivier De Wasseige (UWE)
En haut à gauche : Robert Vertenueil (FGTB) - En haut à droit : Marie-Hélène Ska (CSC) En bas à Gauche : Pieter Timmermans (FEB) - En bas à droite : Olivier De Wasseige (UWE) - © Tous droits réservés

L'action devant le siège du patronat, organisée en front commun par la CSC, la CGSLB et la FGTB, se voulait le point d'orgue d'une matinée de grèves à travers tout le pays. Les syndicats dénoncent la "déresponsabilisation" des patrons et les politiques "anti-sociales" du gouvernement.

Par cette action nationale, les syndicats veulent donc interpeller le gouvernement et les entreprises principalement sur deux axes: une augmentation du pouvoir d'achat significative et la révision du régime des pensions.

"Cette journée de mobilisation est consacrée à attirer l'attention du gouvernement sur ses responsabilités sur le manque de pouvoir d'achat et pour mettre les patrons devant leurs responsabilités. Les entreprises cautionnent et dictent les lois que prend le gouvernement. Le Gouvernement et les entreprises sont responsables de la situation", explique Robert Vertenueil, le Président de la FGTB.

Même point de vue pour le Syndicat Chrétien CSC, "la mobilisation devant le siège de la FEB est de rappeler aux patrons qu'ils sont eux aussi responsables de la situation. Nous attendons d'eux qu'ils soient des interlocuteurs crédibles pour la future négociation sur les augmentations de salaire", a commenté Marie-Hélène Ska, la secrétaire générale de la CSC.

A Liège, devant le CHU on pouvait entendre du côté des manifestants que les revendications avec le mouvement des gilets jaunes se rejoignent: "C'est évident qu'il y a un ras-le-bol général. C'est une manifestation différente mais qui au final est le résultat d'un même symptôme", s'est expliqué Manu Garcia du syndicat Setca. Des gilets jaunes qui manifestaient plus loin à Liège ont le même constat: "Il y a un peu prêt 85 à 90% des revendications qui se mélangent et qui s'intègrent" racontait ce vendredi matin, un manifestant en gilet jaune. Les syndicats eux dénoncent la responsabilité des patrons. 

Ecoutez ce quelques témoignages des manifestants devant la FEB:

La réponse des patrons

"Les syndicats se trompent de cible" déclare l'Union Wallonne des Entreprises par voie de communiqué. Selon les patrons wallons, "tous les problèmes socio-économiques de la Wallonie sont liés au nombre insuffisant de personnes au travail. C’est l’emploi qui finance la sécurité sociale. Et qui crée les emplois ? Les entreprises ! En bloquant les entreprises, la Wallonie se tire une balle dans le pied." Pour Olivier de Wasseige, le directeur général de l'UWE, "Face aux mouvements de ce jour, l’UWE annonce respecter comme toujours le droit de manifester, mais rappelle que ce droit est limité par le droit de circuler et de travailler. Elle invite donc bourgmestres et gouverneurs à faire respecter la loi, en interdisant les blocages des ronds-points et des accès aux zonings et aux entreprises."

Pour Pieter Timmermans l'administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique, la FEB, il faut choisir entre partager les budgets disponibles entre toute la population ou au contraire allouer les moyens à ceux qui en ont vraiment besoin. "Nous voulons une vraie concertation sociale sur base des chiffres réels. Nous attendons le rapport du Conseil Central de l'économie sur la marge salariale et il y aura une marge salarial. 600 millions d'euros sont débloqués pour l'enveloppe bien-être. Cet argent a dépenser ne peut-il pas être à destination des vrais cas dignes d'intérêt? Au lieu de donner un tout petit peu à beaucoup d'allocataires sociaux?", a répondu Pieter Timmermans à la RTBF.  

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