Charles Michel remercie "ceux qui travaillent aujourd'hui", Kris Peeters espère un accord

Kris Peeters et Charles Michel
Kris Peeters et Charles Michel - © DIRK WAEM - BELGA

Le Premier ministre Charles Michel (MR) a déploré la grève nationale de ce mercredi et appelé employeurs et syndicats à reprendre leurs négociations. "Il n'y a pas d'alternative", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Les interlocuteurs sociaux calent sur la fixation de la norme salariale dans le cadre des négociations sur l'accord interprofessionnel 2019-2020.

Cette norme fixe l'augmentation maximale des coûts des salaires dans le secteur privé. Elle est actuellement négociée par les employeurs et les syndicats, mais ces derniers ont déclenché une grève nationale ce mercredi en dénonçant notamment la faiblesse de la marge disponible (0,8%), contrainte notamment par la récente réforme de la législation sous le gouvernement Michel.

"Syndicats et patronats doivent regagner la table des négociations. La grève ne résout rien. Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent aujourd'hui", a affirmé le chef du gouvernement démissionnaire. Il souligne notamment l'importance d'un accord sur la marge salariale pour les familles, les entreprises ainsi que pour relever le niveau des allocations les plus basses.

Enveloppe bien-être et tax shift

Le gouvernement s'est engagé à allouer intégralement l'enveloppe bien-être, rappelle-t-il. Pour cette année, cela représente un montant de 354 millions d'euros. Pour 2020, un montant de 716 millions d'euros.

Charles Michel fait aussi valoir l'augmentation déjà réalisée du pouvoir d'achat à travers le "tax shift" et une création d'emplois de 219.000 unités.

"Outre l'augmentation salariale maximale de 0,8% que propose le Conseil central de l'Économie, il faut prendre en compte l'indexation automatique. Ce qui nous donne une hausse salariale effective de 4,6%", ajoute le Premier ministre.

"Nous devons obtenir un accord"

Kris Peeters, le ministre de l'Emploi, se dit convaincu qu'une issue positive est possible, en ce qui concerne les négociations entre les interlocuteurs sociaux : "En ce qui concerne la loi sur les salaires, j'espère qu'on ne se focalisera pas sur sa suppression. Mais bien qu'on essaie d'atteindre un accord concernant les salaires pour qu'ils puissent augmenter dans les deux ans à venir d'un certain pourcentage. Et je suis convaincu qu'une fois autour de la table, un accord est possible. Nous devons obtenir un accord sur l'augmentation des salaires."
 

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