Grève en Wallonie: des administrateurs PS ont-ils bloqué l'organisation des TEC?

Le ministre wallon de la Mobilité Carlo Di Antonio a dénoncé mercredi, à la tribune du parlement wallon, le blocage en matinée, par les administrateurs PS au conseil d'administration de la SRWT, d'une possibilité d'organiser le travail pour les conducteurs qui le souhaiteraient pendant les actions de grève de ces jeudi et vendredi au TEC.

Lors d'une réunion ce mercredi matin destinée à informer le CA de la Société régionale wallonne du Transport (SRWT) sur le maintien du préavis de grève déposé par la CGSP pour ces jeudi et vendredi, "on a demandé que les (conducteurs) qui voulaient travailler puissent le faire, mais le PS, avec cinq administrateurs sur neuf, ne l'a pas permis", a affirmé Carlo Di Antonio (cdH), qui porte un projet de décret en ce sens.

"Respecter le droit de grève"

Cette affirmation a suscité l'indignation du chef de groupe PS Pierre-Yves Dermagne. Il a pour sa part souligné l'unanimité de ce CA sur les risques du scénario de fusion et sa faisabilité à court terme. Le CA a aussi déclaré unanimement "respecter le droit de grève", tout en appelant "toutes les parties à la modération dans le déroulement des actions", a rappelé le député.

Le socialiste, pour qui "une grève reste un échec", estime que le projet de fusion au sein du groupe TEC tel qu'approuvé il y a quelques mois par le gouvernement PS-cdH allait bien moins loin que celui du gouvernement MR-cdH - en se limitant à la fusion des CA - et avait un horizon plus lointain.

Le ministre Di Antonio espère faire passer très prochainement son projet de décret mettant en place la nouvelle structure du groupe TEC, et qui modifiera notamment la constitution du CA du groupe. Ce dernier reflète toujours l'équilibre politique ancien. Le CA de 15 personnes qui en sera issu sera constitué de 7 PS, 5 MR et 3 cdH, a indiqué le ministre à Belga, tout en précisant qu'en général, l'équilibre politique ne joue pas trop dans la prise de décisions, face à l'intérêt général du groupe.

►► À lire aussi : Grève en Wallonie ces jeudi et vendredi : qui, où, pourquoi ?

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK