La circulation des trains perturbée dès ce samedi et jusqu'à la fin août

Grève du SACT: la SNCB ne peut que déplorer et informer les voyageurs
Grève du SACT: la SNCB ne peut que déplorer et informer les voyageurs - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La circulation des trains perturbée tous les samedis de l'été et cela jusqu'à la fin août : c'est la stratégie choisie par le SACT, le syndicat autonome des conducteurs de train.

Après deux grèves de 24 h qui n'ont pas fait avancer sa cause, l'organisation avait prévenu que le mouvement allait se durcir. Ses revendications n'ont pas changé depuis le début de ses actions en décembre dernier : la révision du système de calcul des primes, la révision de l'échelle barémique et d'un régime de travail intenable pour les conducteurs de train.

N'étant pas reconnu comme syndicat à part entière par la direction de la SNCB, le SACT qui regroupe 30 % des conducteurs, estime qu'elle ne lui laisse pas le choix.

La dernière rencontre avec la direction qui a eu lieu le 16 juin dernier n'a débouché que sur un constat d'échec.

Des revendications pas réalistes, selon la SNCB

Dans le contexte actuel d'économie et de restructuration, les revendications des conducteurs estimées à une quinzaine de millions ne sont pas réalistes, affirme la SNCB. Cette dernière condamne cette attitude qui fait beaucoup de mal à l'image de marque de la société et qui pénalise les efforts de toute l'entreprise. Il faut d'ailleurs noter que les autres syndicats ne suivent pas le SACT dans ses revendications.

La SNCB s'efforce donc de s'organiser pour faire face à cette grève qui tombe très mal en pleine période estivale. Une période où elle augmente justement le nombre de trains vers la côte belge, les Ardennes ou les grandes attractions touristiques comme Walibi ou Pairi Daiza.

D'abord, elle va sensibiliser le personnel à l'impact négatif de cette grève sur la société, en attirant son attention sur le fait que ce genre de mouvement ne pourra que renforcer l'exigence de la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, d'imposer un service minimum garanti en cas d'arrêt du travail.

Ensuite, elle va tenter, de convaincre des conducteurs non grévistes mais pas en service de suppléer aux grévistes. Sans grande conviction quant au succès d'un tel rappel, estime-t-elle.

Et puis, en désespoir de cause, elle va mettre à disposition des voyageurs, outre son site officiel et son compte Twitter, une page Facebook qui informera en temps réel des perturbations du trafic. En espérant que les grévistes finiront par se lasser avant la fin de l'été.

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