Grève de la faim des sans-papiers : l’action de soutien se poursuit à l’université de Gand

Les activistes qui soutiennent les sans-papiers en grève de la faim à Bruxelles continuent d’occuper jeudi, pour le quatrième jour consécutif, le bâtiment UFO de l’université de Gand. "La situation à l’église du Béguinage devient très critique. Nous demandons toujours le soutien du recteur et nous continuons à faire pression sur le politique", soutient la militante Jip Van Gool.


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Depuis février, des sans-papiers occupent l’église du Béguinage à Bruxelles et des locaux des universités bruxelloises VUB et ULB. Ils ont entamé une grève de la faim pour demander que l’on prenne en considération leur situation.

Une trentaine de partisans de l’Union des Sans-Papiers pour la Régularisation (USPR) ont commencé lundi à occuper le bâtiment UFO de l’UGent. Une partie d’entre eux sont mobilisés depuis trois jours et y ont passé la nuit. Ils demandent que le recteur Rik Van de Walle se positionne en faveur d’une régularisation collective des grévistes de la faim.

Nous avons des contacts étroits avec les personnes qui se trouvent à Bruxelles. Notre action dépend donc aussi de ce qui se passe là-bas

Le recteur Van de Walle s’est entretenu mardi avec les militants, mais aucune solution n’a pu être trouvée. "Le recteur s’est exprimé en faveur d’une procédure de régularisation individuelle. Il souhaite que la grève de la faim cesse, afin qu’une solution soit trouvée sans qu’il y ait perte de vies humaines. Mais, pour nous, il doit se concentrer sur la cause de cette grève de la faim", déclare Jip Van Gool.


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"Nous n’avons pas vraiment pu nous entendre, alors nous poursuivons notre action. Nous avons des contacts étroits avec les personnes qui se trouvent à Bruxelles. Notre action dépend donc aussi de ce qui se passe là-bas", explique la militante. "Il y a une vingtaine de personnes qui viennent et qui repartent et il y a de nouvelles personnes qui continuent à nous rejoindre. Ce (jeudi) soir, à 19h30, nous organisons un nouvel événement avec des artistes. Tout le monde est le bienvenu", poursuit-elle.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un groupe de Gantois a également posé des affiches dans la ville pour demander la régularisation de tous les grévistes de la faim.

 

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