Grève de la faim des sans-papiers: DéFI avance trois propositions pour sortir de la crise

DéFI a avancé mardi trois propositions pour sortir de la crise des sans-papiers qui menace d'emporter la majorité fédérale.

Depuis l'opposition, les amarantes proposent d'ancrer dans la loi des critères clairs de régularisation. "La proposition de loi de DéFI rejetée en juin par la Vivaldi, ne demande qu'à être utilisée", soulignent-ils. Jusqu'à présent, le secrétaire d'État à l'Asile, Sammy Mahdi, s'est opposé à une telle option, jugeant que la régularisation était une faveur et non un droit.

Pour DéFI, le fait d'être gréviste de la faim ne peut être considéré comme un critère car cela engendrerait immédiatement une explosion des actions et reviendrait à encourager ce mode d'action. En revanche, le gouvernement pourrait accepter, de manière temporaire, que le covid soit considéré comme circonstance exceptionnelle justifiant une régularisation individuelle. "Car objectivement si une pandémie n'est pas un motif exceptionnel pouvant expliquer qu'on ne rentre pas chez soi faire une demande, on se demande bien quel facteur pourrait l'être", souligne le parti.

DéFI propose enfin de développer, avec les Régions, une politique de migration économique plus ambitieuse, qui permette aux migrants d'avoir une chance réelle d'obtenir un visa de travail, en lien avec la situation économique de la Belgique. De ce fait, la migration régulière serait découragée.

"En ce jour de deuil national, il est impensable que notre pays regarde mourir en direct des êtres humains. La Vivaldi doit, dès à présent, prendre des engagements pour mettre fin à cette grève de manière juste et décente. Il faut non seulement sauver des vies mais aussi la dignité politique", a souligné le président, François De Smet.

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