Grève dans les prisons: les négociations tournent court

Réunion entre les syndicats des gardiens et le ministre de la Justice: vers une sortie de crise?
Réunion entre les syndicats des gardiens et le ministre de la Justice: vers une sortie de crise? - © AURORE BELOT - BELGA

Une nouvelle rencontre jeudi soir entre les représentants syndicaux des agents pénitentiaires et le ministre de la justice Koen Geens (CD&V) n'a rien donné: les discussions ont commencé à 17H30, ont été suspendues temporairement vers 22h avant de reprendre et de tourner court moins d'une heure plus tard.

C'était déjà la huitième réunion pour mettre fin à la grève qui secoue les prisons francophones du pays depuis un peu plus de trois semaines. Les syndicats francophones demandent au ministre de mettre fin à son plan de rationalisation et un retour au cadre du personnel de 2014.

S'il n'y a pas d'accord ce jeudi soir, il y a des avancées, mais les chiffres divergent. L'accord sur plus d'agents pénitentiaires semble acquis, mais uniquement pour 2016. Les syndicats bloquent car ils veulent le pérenniser jusqu'en 2018. Et de plus la rationalisation reste un problème pour les agents wallons et bruxellois, ce qui n'est pas sans créer des tensions entre ailes flamande et francophone.

Les syndicats et le ministres ont convenu de se retrouver à 16h ce vendredi pour une neuvième réunion...

A la Chambre, le Premier ministre Charles Michel avait annoncé jeudi que Koen Geens faisait ce jeudi soir de nouvelles propositions aux syndicats des gardiens de prison. Charles Michel a rappelé que le gouvernement avait déjà fait beaucoup d'efforts avec, entre autres, l'approbation d'un plan d'investissement pour les prisons dans les prochaines années. 

Koen Geens a pour sa part souligné que le nombre de détenus avait baissé de manière significative.

En attendant de trouver une issue à ce conflit autour des prisons, une action collective des détenus des prisons wallonnes et bruxelloises, va être introduite contre l'État belge. Une action qui rassemble les plaintes concernant la détérioration des conditions de détention. Ces dernières semaines, l'État belge a déjà été condamné plusieurs fois, à payer des astreintes, allant de 250 à 10 000 euros, aux détenus qui avaient porté plainte individuellement.

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