Grève à la SNCB: Peeters parle d'amendes, la CGSP flamande d'action "contre-productive"

La présidente de l'interrégionale flamande de la CGSP, Chris Reniers, s'est également montrée sévère dimanche envers ses collègues francophones à la suite de la grève sauvage qui a paralysé la SNCB.
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La présidente de l'interrégionale flamande de la CGSP, Chris Reniers, s'est également montrée sévère dimanche envers ses collègues francophones à la suite de la grève sauvage qui a paralysé la SNCB. - © DIRK WAEM - BELGA

Les travailleurs de la SNCB qui se mettent en grève sans préavis doivent recevoir une amende comme cela a été convenu en son temps dans un protocole conclu entre la direction et les syndicats, estime le ministre de l'Emploi, Kris Peeters. "Le protocole est très clair. Je pars du principe que la SNCB examine la façon dont elle va l'exécuter", a-t-il expliqué sur le plateau de VTM.

Malgré cet avertissement, le ministre a insisté sur la nécessité de la concertation sociale pour accompagner les réformes menées par le gouvernement fédéral. "C'est absolument nécessaire que l'on discute des réformes autour d'une table et, là où c'est nécessaire, le gouvernement les adaptera", a-t-il dit. Et de préciser: "le gouvernement continuera à exécuter l'accord de gouvernement, mais en concertation".

En réponse à ces propos, Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, parle d'une nouvelle "provocation" du gouvernement fédéral.

La présidente de la CGSP flamande sévère envers ses collègues francophones

La présidente de l'interrégionale flamande de la CGSP, Chris Reniers, s'est également montrée sévère dimanche envers ses collègues francophones à la suite de la grève sauvage qui a paralysé la SNCB. "Nous avons des statuts qui doivent être respectés par chacun, de A à Z. Ça ne s'est pas produit", a-t-elle regretté sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag". "Annoncer de la sorte une grève générale, comme ça a eu lieu mercredi soir, c'est contre-productif et ça ne fait pas avancer les choses."

Il revient à la direction de se prononcer sur l'application du protocole visé par Kris Peeters, a souligné Mme Reniers, qui a fait remarquer que des exceptions étaient prévues. Si la direction devait infliger ces amendes, le syndicat examinera si les motivations de la décision sont correctes. "Et si c'est correct, il en sera ainsi", a-t-elle ajouté.

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