Après Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez soutient Christine Defraigne pour qu'elle soit candidate à la présidentielle du MR

Après le coup de colère, hier, de Christine Defraigne, furieuse de découvrir qu’elle ne pourrait déposer une éventuelle candidature pour la présidentielle du MR en raison des statuts du parti, les réactions se sont enchaînées. Celle de Denis Ducarme, candidat déjà affiché à cette présidentielle, actuel ministre fédéral de l’agriculture, des classes moyennes et PME et de la sécurité alimentaire, appelant les instances du parti à faire en sorte qu’elle puisse concourir. "Je ne peux pas le croire, Christine Defraigne est une personnalité importante du MR, elle incarne aussi un courant. Il faut respecter l’ensemble des sensibilités du Mouvement qui, ensemble, dans une élection interne où le débat doit vivre et oxygéner notre parti. Elle a toute sa place et je ne peux pas croire que si elle le souhaite, elle ne puisse pas se présenter. Je fais confiance à nos instances pour veiller en effet à ce qu’une personnalité comme elle puisse concourir et apporter sa plus-value à un débat où elle a sa place".

Réaction aussi du parti, hier, plus polissée, mais ouvrant une éventuelle porte, en annonçant qu’aucune candidature n’était "rejetée a priori". Et que "toute ambiguïté sera analysée par le Conseil du Mouvement Réformateur qui se réunira le lundi 14 octobre 2019 avec pour mission de statuer à la majorité simple sur la recevabilité de chacune des candidatures". De quoi ouvrir éventuellement la voie à un repêchage de la Liégeoise ? A voir.

En attendant, interrogé dans le cadre du "Grand oral" sur La Première (diffusion demain samedi 5 octobre, après le journal de 9 heures), l’autre candidat déjà annoncé, le Montois Georges-Louis Bouchez joue lui aussi la carte du fair-play et appelle à accepter cette candidature Defraigne : "Quelqu’un de la stature et du talent de Christine Defraigne doit pouvoir avoir le droit de se présenter. Mais ma conclusion, c’est qu’aujourd’hui je préfère finalement mon statut de candidat à celui de membre de la commission électorale qui doit évoluer entre ces deux impératifs, celui de la liberté de candidature et celui de faire respecter les règles et les statuts. Si vous faites une exception à un moment donné – mais pourquoi celui-ci et pas celui-là ? -, Vous fragilisez le processus électoral quand vous agissez comme celui… Je suis tiraillé entre la question du démocrate qui voudrait qu’elle puisse participer et je sais aussi qu’il ne faudrait pas dire n’importe quoi parce qu’il ne faut pas fragiliser la procédure. Mais dans l’absolu, oui, je penche plutôt vers le fait que, oui, elle doit pouvoir participer à cette élection".

Reste à voir donc ce que dira le parti au final… Reste à voir aussi tout simplement si en définitive Christine Defraigne introduira oui ou non sa candidature. Qui pour l’heure n’était que "potentielle", "possible" – mais jugée a priori "non recevable". Elle se donne une semaine pour trancher.

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