Travail illégal: grand nettoyage dans les car wash

Nettoyer sa voiture est, aujourd'hui, devenu un véritable business. Le nombre de car wash augmente de manière significative, parfois de manière éphémère. Arnaud Beuillard est propriétaire d'un car wash et, depuis plusieurs mois, il fait fait le même constat. Il voit l'arrivée de nombreuses entreprises de nettoyage de véhicules qui ne respectent pas forcément les normes et qui ne paient pas leurs travailleurs au prix du marché. "Nous, nous payons nos employés à hauteur de 26 euros brut par heure. C'est le minimum salarial car nous faisons partie du secteur de la réparation automobile. Aujourd'hui, nous faisons face à une concurrence déloyale car de nombreuses sociétés engagent des personnes sans payer de cotisations sociales. Et certains de ces employés ne sont payés que 30 euros la journée.", dénonce Arnaud Beuillard.

Contrôles doublés et amendes

Arnaud Beuillard et d'autres propriétaires estiment que leurs entreprises sont en danger. Certains ne peuvent plus suivre financièrement. "Nous avons massivement investi dans des machines, des rouleaux qui ne rayent pas les voitures. Nous avons aussi investi dans des machines informatiques qui gèrent tout et nous avons aussi fait de gros efforts en matière de recyclages des eaux", explique Arnaud Beuillard.

Un travailleur sur quatre n'est pas en ordre avec la loi

Interpellé par le secteur, Phlippe De Backer, secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude sociale, annonce que des contrôles ont bien été menés. Les chiffres montrent que, dans les car wash, un travailleur sur quatre n'est pas en ordre avec la loi. Le gouvernement fédéral va encore intensifier ces contrôles. "Nous allons doubler les contrôles et sanctionner davantage. Nous allons cibler les car wash illégaux et repérer les employés qui ne sont pas en ordre. Car les contrôles effectués le montrent, il y a des problèmes. Nous en discutons de concert avec le secteur",  déclarait ce matin Philippe De Backer.

Travailler le dimanche

En collaboration avec la fédération belge des car wash, la volonté du secrétaire d'état est de durcir les règles afin de professionnaliser davantage le secteur. Mais il y a aussi une demande pour plus de flexibilité et permettre le travail le dimanche. "C'est très important pour nous car nous dépendons du temps libre des clients. Et nous avons des moments de pic comme le dimanche. Pour le moment, nos employés doivent rester à la maison et ne peuvent pas travailler  le dimanche. S'ils pouvaient le faire, ça serait plus facile", détaille Suzanne Huisman - Présidente de la fédération belge des exploitants de car wash. La concertation avec le secteur démarrera, dès la rentrée, pour négocier ces mesures promises d'ici la fin de l'année 2017.

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