Koen Geens, de l'ombre à la lumière

Koen Geens est arrivé au gouvernement fédéral il y a un an et demi en remplacement de Steven Vanackere emporté par la tempête suscitée par le dossier Arco.

Fraîchement arrivé, Koen Geens n'est pas pour autant un novice en politique. Il a été chef de cabinet chargé de la politique de Kris Peeters, ministre-président flamand, de 2007 à 2009. Un poste qu'il délaissa pour se présenter au rectorat de la KUL, manqué de peu (une centaine de voix).

Qualifié de brillant, même par ses adversaires politiques, Koen Geens est diplômé en droit - avec la plus grande distinction - des universités d'Anvers et de Louvain mais aussi d'Harvard. Il deviendra docteur en droit fiscal et commercial, et droit des sociétés puis professeur en 1992 à l'âge de 34 ans.

Koen Geens ne s'arrête pas là et fonde en 1994, avec un associé, Eubelius qui deviendra le plus grand cabinet indépendant d'avocats de Belgique.

Nommé ministre en 2013, Koen Geens se trouve directement sur la sellette alors qu'Eubelius a conseillé l'ACW et son bras financier Arco lors de la chute de Dexia. Il se mettant en retrait de ses affaires, démissionnant également comme administrateur de BNP Paribas Fortis.

Au gouvernement, il se fait rapidement remarquer par ses talents de négociateur et sa connaissance des dossiers. On le surnomme le "véritable vice-premier ministre CD&V" de l'équipe Di Rupo - fonction officiellement exercée par Pieter De Crem. Il parvient notamment à convaincre les libéraux de relever la taxation sur les bonus de liquidation, une mesure pas vraiment attendue dans le chef d'un avocat d'affaires évoluant plutôt au centre-droite de l'échiquier politique.

C'est dans le secteur bancaire que Koen Geens s'affirmera le plus en imposant une loi-mammouth découlant partiellement des nouvelles règles européennes visant à préserver l'épargnant en cas de débâcle financière. Il gère également l'après-Dexia et est amené à préserver les intérêts belges au sein de BNP Paribas Fortis, ce qui lui vaudra d'être régulièrement soumis au feu des questions à la Chambre.

Au parlement, Koen Geens se fait remarquer par ses éclats de rire qu'il utilise habilement pour se sortir d'un mauvais pas et qui contribueront à cultiver une image de jovialité et d'humilité. Résultat des courses, 45.686 voix de préférence récoltées dans le Brabant flamand le 25 mai dernier. Loin de la super-star de la province, l'Open Vld Maggie De Block mais bien plus que le N-VA Théo Francken.

Né en 1958 à Brasschaat (province d'Anvers), Koen Geens vit à Huldenberg (Louvain) et est marié à Griet Dupré, rencontrée sur les bancs de l'université, avec laquelle il a trois enfants.

Belga

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