Gouvernement flamand : l'Open Vld et le CD&V commencent à discuter dès ce mardi avec le formateur Jan Jambon

L’ancien ministre fédéral de l’Intérieur Jan Jambon a été nommé formateur pour la composition d’un gouvernement en Flandre, a confirmé un dirigeant de la N-VA avant le début du bureau de parti au Parlement flamand. C’est la coalition suédoise (N-VA, CD&V, Open Vld) qui sera privilégiée.

Alors que les bureaux de parti du CD&V et du Open Vld se réunissaient ce lundi, une note de départ a également été remise par Bart de Wever en vue de former un gouvernement en Flandre.

Selon cette note, la Flandre doit pouvoir concurrencer les grands pays scandinaves. Le futur gouvernement flamand veut aider au moins 120.000 Flamands à trouver un emploi ces prochaines années. Objectif : un taux d’emploi de 80%. La note prévoit aussi que la Flandre devienne une "référence mondiale" en termes d’innovation, de transformation digitale et de technologie. La note de départ prend en compte la responsabilité et la solidarité comme principes directeurs.


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Le Vlaams Belang fulmine

"L'assourdissant signal de l'électeur n'a pas été entendu, c'est une coalition de perdants", a de son côté estimé le président du parti d'extrême droite flamand Tom Van Grieken dans un communiqué. Il reproche à Bart De Wever d'avoir "joué la comédie pendant deux mois".

Une opportunité historique d'apporter du changement a été gaspillée avec ce choix de coalition, affirme Tom Van Grieken. "Nous avons montré que nous étions prêts à prendre nos responsabilités pour renverser la vapeur. Mais à notre grand étonnement, De Wever voit plus de ressemblances dans son programme avec le CD&V qui tend vers la gauche qu'avec le Vlaams Belang", fulmine-t-il.

"Avec 44% des voix et 47% des sièges au parlement flamand, la coalition jaune-brune entre la N-VA et le Vlaams Belang constitue la plus importante formation de Flandre et, par extension, du pays. En formant un axe indissociable, nous aurions pu poser un ultimatum au CD&V et à l'Open Vld: respecter la volonté de l'électeur et soutenir une coalition flamande de droite, ou chercher eux-mêmes une majorité alternative de gauche avec Groen et le PTB", souligne Tom Van Grieken.

L'Open Vld dit oui

Via un communiqué du parti qui assure avoir eu des discussions constructives avec Bart De Wever ces dernières semaines, l'Open Vld a fait savoir qu'il répondait favorablement à la demande de la N-VA de participer aux entretiens de formation. "Nous voulons donner toutes les chances à cette formation et nous nous abstenons donc de tout autre commentaire", peut-on lire.

Le CD&V a également donné son feu vert au lancement de la formation du gouvernement. 

Eric Van Rompuy : "Nous ne sommes pas un parti d'opposition"

"J'espère retrouver suffisamment de points de notre programme. Mais le CD&V n'est pas un parti d'opposition. Nous sommes un parti de gouvernement", a déclaré lundi Eric Van Rompuy juste avant le bureau du parti, qui se penchait sur la "note de départ" de l'informateur flamand Bart De Wever.

Eric Van Rompuy espère également que la note constituera une base pour un projet positif.

"Il est très important que la note soit suffisamment débattue au préalable pour éviter les chamailleries par après", a poursuivi le député Michel Doomst. "C'est toujours le danger, c'est pourquoi nous allons étudier le texte en profondeur."

Le CD&V devra relever "le défi" d'être le visage social d'une potentielle coalition suédoise, ajoute Raf Terwingen, heureux qu'un premier retour des négociations soit présenté lors du bureau de parti. "Je suis curieux de voir comment les négociateurs ressentent cela."

Jan Jambon s'est dit "ravi" du "oui" des deux formations. Les discussions commenceront ce mardi au parlement flamand.

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