Gouvernement fédéral : 100 millions d’euros pour booster les chemins de fer dès janvier 2021

Le gouvernement, réuni en conseil des ministres ce vendredi a posé "un premier pas pour réinvestir le rail", selon les mots du vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo). 100 millions d’euros seront consacrés, dès janvier 2021, aux chemins de fer belges. Les objectifs poursuivis sont, entre autres, une amélioration du réseau, l’augmentation du trafic et une réduction des émissions de Co2.

Rendre le réseau plus performant et le train plus attractif

Sur un budget total d’investissement de 200 millions d’euros, le gouvernement en consacre la moitié, 100 millions, dès janvier prochain, au rail. L’annonce faite aujourd’hui doit permettre à Infrabel, le gestionnaire de réseau, et à la SNCB, l’opérateur, de planifier les prochains travaux que ce soit dans les gares ou sur le réseau ferroviaire.

C’est la première étape d’un plan pluriannuel qui se concrétise, avec la volonté de rendre le réseau ferroviaire plus performant et le transport en train plus attractif, tant pour les voyageurs que pour le fret, le transport de marchandises.

Les investissements que ces 100 millions d’euros rendront possibles auront pour objectif de doubler le volume des marchandises transportées par fret, contribueront à réduire de 50% le nombre de tués sur les routes, d’ici 2030 et devront permettre de diminuer de 55% les émissions de Co2 à l’horizon 2040.

Moderniser le réseau

Pour atteindre ces objectifs, il s’agira de cibler les investissements. Ceux-ci concerneront la modernisation du réseau, la digitalisation, la sécurisation du réseau et l’accessibilité des trains et gares.

Le réseau doit, en effet, selon le vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, devenir " plus robuste, au profit de la ponctualité et au profit du fret ". " Les retards d’investissements au niveau d’Infrabel font qu’il y a beaucoup de faiblesses à certains endroits de notre réseau, des réductions temporaires de vitesse qui sont très problématiques pour la ponctualité et qui empêchent de transporter autant de marchandises qu’on le souhaiterait. Avec Infrabel, nous avons une vision très claire des endroits et du réseau ", explique Georges Gilkinet.

Les investissements devront aussi permettre d’augmenter la ponctualité et l’attractivité des services. "Il est clair que des trains rapides et qui respectent les horaires sont plus intéressants pour le transport de marchandises, pour les travailleurs, les étudiants ou les touristes qui les prennent", poursuit le ministre de la Mobilité. Tout cela devrait aussi générer des recettes propres pour Infrabel et la SNCB, estime le ministre.


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Le ministre ne détaille pas aujourd’hui où les investissements seront réalisés sur le réseau, ni dans quelle gare, mais il a donné des exemples de chantiers qui seront mis en œuvre. "La modernisation et la sécurisation du réseau et la levée des réductions temporaires de vitesse. On va lutter contre la fermeture de lignes au trafic, puisque certaines lignes sont tellement anciennes et tellement dégradées qu’elles sont menacées de ne plus pouvoir transporter ni voyageurs ni marchandises", explique le ministre. En concertation avec plusieurs entreprises qui demandent à pouvoir mettre leurs marchandises sur le rail, on travaillera à l’amélioration des accès, notamment au port d’Anvers ou pour les carrières comme celle de Carmeuse. En réponse à de nombreuses demandes des usagers, une attention devrait aussi être portée à l’accessibilité des gares, des quais et des trains, avec une priorité accordée aux gares les plus fréquentées.

Des fonds européens seront aussi demandés

Les 100 millions d’euros que le gouvernement mettra à disposition d’Infrabel, le gestionnaire de réseau, et de la SNCB, l’opérateur, ne sont qu’une partie de l’argent dont ces entreprises pourront bénéficier. Comme c’est un plan pluriannuel, de nouveaux budgets d’investissement devraient être dégagés après 2021. Par ailleurs, des financements seront demandés à l’Europe : "Dans le cadre du plan européen Next Generation, le plan de relance et de résilience, nous préparons des fiches pour des montants bien plus élevés parce que les besoins sont énormes au niveau de la SNCB", explique le ministre Gilkinet.

Journal télévisé de 19h30 le 20/11 :

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