Gouvernement Di Rupo: biographie de Philippe Courard (PS)

Philippe Courard est nommé Secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, aux familles et aux personnes handicapées, chargé des Risques professionnels.
Philippe Courard est nommé Secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, aux familles et aux personnes handicapées, chargé des Risques professionnels. - © BRUNO FAHY - Belga

Philippe Courard (PS) poursuit sa carrière au gouvernement fédéral dans lequel il a été désigné secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, aux Familles et aux Personnes handicapées. Il était secrétaire d'Etat à l'Intégration sociale, chargé de l'Accueil des demandeurs d'asile, des compétences reprises par Maggie De Block (Open Vld).

Né le 2 septembre 1966 à Namur, diplômé de l'Ecole normale de Virton en Sciences et Géographie, Philippe Courard entame une carrière de professeur et se présente pour la première fois à une élection en 1987 sur les listes socialistes.

En 1998, il devient bourgmestre d'Hotton et, un an plus tard, lorsqu'Elio Di Rupo accède à la présidence du PS, il travaillera successivement aux cabinet de Willy Taminiaux et André Flahaut.

La disparition brutale de Jacques Santkin en 2001 accélérera sa carrière politique. En juillet 2003, Elio Di Rupo nomme Philippe Courard au gouvernement wallon au poste de ministre de l'Emploi et de la Formation. Il succède à Marie Arena, appelée au gouvernement fédéral.

En juin 2004, Philippe Courard est élu pour la première fois au parlement wallon et ramène deux sièges dans la circonscription Marche-Arlon-Bastogne au PS. Un mois plus tard, il est désigné à une poste-clé au gouvernement wallon, celui de ministre des Affaires intérieures. Il mène une série de réformes, dont celle du Code électoral et du Code de la démocratie locale en vue des élections communales de 2006, ainsi que la très épineuse révision du Fonds des communes.

En septembre 2005, l'affaire de la Carolorégienne éclate et place Philippe Courard sous le feu des projecteurs. Il prépare une série de nouvelles réformes alors qu'une tempête politico-judiciaire frappe la Wallonie, et le PS en particulier. Fidèle soldat d'Elio Di Rupo, il eut fort à faire avec quelques barons du parti, notamment l'homme fort de Charleroi, et ancien ministre-président, Jean-Claude Van Cauwenberghe, exigeant de lui qu'il fasse "un pas de côté", puis Anne-Marie Lizin, finalement expulsée parles instances.

En 2009, alors qu'il semblait promis à rempiler au gouvernement wallon, il est finalement appelé au niveau fédéral où il hérite du portefeuille de secrétaire d'Etat à l'Intégration sociale. Le poste ne sera pas de tout repos: il doit faire face à l'afflux de demandeurs d'asile et gérer leur hébergement.


Belga

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