Gouvernement bruxellois: les négociateurs annoncent un accord sur le texte, pas encore sur les compétences

Les négociateurs bruxellois du PS, d'Ecolo, de DéFI, de Groen, de l'Open Vld, de one.brussels-sp.a sont tombés d'accord, au cours de la nuit de mardi à mercredi, sur le texte fondateur d'un nouveau gouvernement en Région bruxelloise, ont-ils annoncé peu après 3h30 du matin, à l'agence Belga, par l'intermédiaire de l'un d'eux.

L'accord est intervenu au terme de plus de deux semaines de négociations intenses et à l'issue d'une phase d'atterrissage quelque peu chahutée en raison de la volonté de l'état-major de l'Open Vld d'imposer la présence du MR en tant que septième partenaire.

Le contenu des quelque 120 pages du texte de l'accord sera dévoilé mercredi après-midi à la presse. L'accord sur les attributions doit encore être finalisé, a-t-on appris. Des congrès/conseils/assemblées de participation des six formations sont annoncées dans la soirée.

Exception faite de la Communauté germanophone, la Région bruxelloise est la première entité du pays à présenter un accord de gouvernement à la suite du scrutin du 26 mai dernier. C'est encore loin d'être le cas dans les autres Régions et à l'échelon fédéral.

Le processus parlementaire d'installation du nouveau gouvernement sera entamé vraisemblablement jeudi. Il dure au minimum 48 heures (entre la prestation de serment et le vote de confiance au parlement régional, ndlr), ce qui permettrait à la nouvelle coalition de respecter son premier objectif : un nouveau gouvernement régional pour le 21 juillet et la Fête nationale.

DéFI applaudit le choix de l'Open Vld

Une première tentative d'ouverture de discussions avait été lancée, un mois après les élections, le 24 juin dernier, après deux bonnes semaines de consultations, mais c'était sans compter sur la volonté de l'Open Vld de tenter de faire entrer son parti frère francophone, le MR, dans la négociation, ce que les cinq autres partenaires n'étaient pas disposés à faire.

A l'approche de la fin des négociations qui aurait déjà pu être atteinte lundi, les réticences de l'Open Vld ont à nouveau été exprimées. A la reprise, mardi midi, les négociateurs libéraux flamands se sont retirés durant plusieurs heures auprès de leur présidente Gwendolyn Rutten, avant de revenir à la table des négociations vers 18 heures, mardi en début de soirée.

Olivier Maingain, président de DéFI, s'est félicité de ce choix. "L'Open Vld bruxellois s'est inscrit dans la dynamique de l'autonomie de la région bruxelloise de faire respecter le fait que Bruxelles est une région à part entière, et je crois qu'en faisant preuve de cette maturité politique, commune à tous ceux qui ont négocié, on a fait respecter Bruxelles. C'est le meilleur signal qu'on puisse donner face au marasme qui règne a d'autres niveaux de pouvoir, Bruxelles n'est pas la pièce d'ajustement que certains peuvent utiliser pour arriver à d'autres fins à d'autres niveaux."

Le MR exclu

De son côté, le MR a du mal à digérer cette situation. "C'est véritablement du mépris de la part des négociateurs. C'est aussi un manque de cohérence. On exclut le MR à Bruxelles mais on maintient néanmoins des rencontres en Wallonie. J'attends de voir comment les socialistes vont expliquer que les libéraux ne sont pas fréquentables à Bruxelles mais qu'ils le seraient en Fédération Wallonie-Bruxelles", déplore Françoise Schepmans, députée bruxelloise MR

Après une suspension vers 20h30, les discussions ont repris pendant, ou après un dîner entre chefs de file des négociateurs, non plus au parlement régional, mais dans un lieu tenu secret qui s'est rapidement avéré être le cabinet du ministre-président/formateur Rudi Vervoort.

Si un accord a été atteint en ce qui concerne le texte, ce n'est pas encore le cas en ce qui concerne les compétences, fait savoir Zakia Khattabi, coprésidente d'Ecolo.

Journal télévisé 13H

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK