Gouvernance: Stéphane Hazée (Ecolo) décerne la note "trop peu" au gouvernement Borsus

Au lendemain de l'accueil triomphal que les Belges ont réservé aux Diables Rouges de retour de Russie, le député wallon Stéphane Hazée (Ecolo) réagit en déclarant : "On a envie de croire que, à un moment donné, la N-VA aura tort et que finalement ce pays est plus fort lorsqu'il fait des choses ensemble". Interrogé sur La Première comme chef de groupe Ecolo, il décerne la note "trop peu" au gouvernement Borsus : "On avait annoncé monts et merveilles en matière de gouvernance, et aujourd'hui on constate une certaine désillusion". Il admet que des réformes ont été mises en oeuvre, dans la foulée des conclusions de la commission Publifin, "mais sur certains points il y a des reculs. On fait moins que ce qui avait été annoncé en matière d'incompatibilités, et on fait moins que ce qui avait été promis en matière de plafond des rémunérations".

"Manœuvres pour placer des gens en dehors de critères de compétences"

"On savait bien dès le départ qu'il n'y aurait pas des réformes basculantes parce que dès qu'on s'approchait du cœur du système, aussi bien le MR que le cdH ne voulaient pas s'engager sur les cumuls, sur la politisation, sur la proportionnalité des suffrages. Et certains engagements ne sont pas tenus : la commission de déontologie et d'éthique qui avait été créée en 2014 par le parlement n'est toujours pas installée" poursuit-il. "Par rapport à l'intensité du scandale Publifin nous ne sommes pas au bout du compte". Il dénonce "une série de manœuvres pour placer des gens en dehors de critères de compétences. Et le certificat de compétence, pour que les fonctionnaires puissent démontrer leurs compétences avant d'être choisis, est toujours gelé".

"Le gouvernement se moque de la population"

Stéphane Hazée critique également la façon dont le gouvernement Borsus veut faire approuver mardi le "décret-programme" : ce décret comprend 600 articles qui modifient 50 législations. Et pour ce travail le gouvernement a donné 4 jours au parlement pour examiner le texte, prendre connaissance des avis de la société civile, formuler des amendements, avec un bricolage juridique que le Conseil d'Etat a clairement mis en exergue. Le gouvernement ne se moque pas seulement du parlement, il se moque aussi de la population. Lorsque vous avez des tas d'articles dans une série de législations, bonjour pour tous ceux qui doivent utiliser ce droit".

 

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