Glyphosate: tout en restant disponible à la vente, son usage sera interdit en Wallonie au 1er juin

Le gouvernement wallon ne peut pas interdire le glyphosate, ce composant des herbicides tels que le Round Up. Une telle interdiction devrait être prise par les autorités européennes, et c'est le gouvernement fédéral qui délivre les autorisations de mise sur le marché: "Dans les Régions, nous avons juste le pouvoir d'en réglementer l'usage si nous estimons qu'il y a un danger pour l'environnement ou pour la santé" explique le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio (cdH) à la RTBF. "Une série d'études montrent que potentiellement il y a un danger avec le glyphosate. C'est controversé mais, pour nous, le principe de précaution implique que si une substance n'est pas indispensable et que des études montrent qu'il y a un danger pour la santé, dans le doute il faut s'abstenir".

Au 1er juin 2017, en Wallonie, les particuliers ne pourront plus utiliser le glyphosate. Et au 1er juin 2018, il en sera de même pour les pouvoirs publics. "En ce qui concerne les agriculteurs, nous essayons d'obtenir l'interdiction au niveau européen. Mais dans un an il y aura des zones de recul à proximité des publics sensibles: le jardin d'un particulier, la cour d'une école…". La vente restera autorisée, admet Carlo Di Antonio, "mais cette substance ne pourra plus être dans un rayon directement accessible au public. Et le vendeur devra fournir une information qui rappelle l'interdiction d'usage, et tous les dangers. Celui qui en fera usage risquera une amende administrative".

Tram à Liège: 40 millions d'euros par an

Carlo Di Antonio est aussi en charge de la mobilité et des transports. Il explique que le futur tram à Liège sera mis en œuvre grâce à un partenariat public-privé: "D'ici six mois, un privé sera choisi. Il financera l'ensemble des travaux et nous allons lui payer une redevance annuelle de l'ordre de 40 millions d'euros qui inclura la part des travaux, la maintenance et l'entretien pendant 27 ans". Les travaux commenceront à la mi-2018, pour durer quatre ans, selon le ministre.

Abattage sans étourdissement

La Wallonie sera la première Région à interdire l'abattage sans étourdissement prédit Carlo Di Antonio, en charge du Bien-être animal. "Il y a un accord unanime en faveur de cette interdiction. Nous recevrons le 18 avril la fédération des abattoirs pour voir très concrètement comment le faire sur le terrain. Et le vote se fera dans la foulée".

"Ce que nous proposons permet de garder une production de viande qui respecte les conditions de l'abattage rituel. Concrètement cela s'appelle l'électronarcose, c'est une méthode d'abattage avec un étourdissement qui est réversible, et dès lors répond aux prescrits des musulmans et des juifs. J'ai déjà rencontré plusieurs fois les communautés concernées, je pense qu'on est en bonne voie pour avoir un accord" selon le ministre.

Canettes consignées

Des milliers de bénévoles se sont mobilisés le week-end dernier pour ramasser les déchets sauvages qui polluaient les bords des routes wallonnes. Ils ont rempli 43 000 sacs de plus de 240 tonnes d'ordures, dont 72 tonnes de PMC. Au-delà de cette action de sensibilisation au respect à l'environnement, Carlo Di Antonio indique que le gouvernement wallon veut instaurer une consigne sur les canettes. En collaboration avec la ministre bruxelloise et son homologue flamande, nous travaillons sur "un modèle qui n'augmente pas le prix de la canette. C'est le 'Point vert' actuel qui est déjà prélevé sur les emballages qui finance le dispositif. Si on met la canette usagée dans le sac PMC, on ne récupère rien. Si on la dépose dans un parc à conteneurs, une machine avalera la canette contre un bon d'une valeur qui reste à discuter. Les premières expériences commenceront en 2018, et ce système sera généralisé en 2019".

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