Gilles Vanden Burre, Ecolo: "Nous nous engageons à ne pas augmenter l'enveloppe taxatoire globale"

Pour le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre, à quelques semaines du scrutin du 26 mai, "il y a 2 urgences : climatique et sociale (tout ce qui a trait au pouvoir d'achat et au bien-être de nos concitoyens). Il faut pouvoir répondre à ces deux urgences par des propositions fortes et concrètes", explique-t-il interrogé sur La Première.

Le MR estime le coût des propositions d'Ecolo à 25 milliards d'euros. En ce qui concerne la mobilité, "nous avons deux propositions-phares", répond Gilles Vanden Burre. "D'abord réinvestir massivement dans le transport public. Alors que le gouvernement actuel a réduit de deux milliards d'euros la dotation de la SNCB, nous voulons un plan 'transports publics' que nous estimons à 7 milliards sur la prochaine législature, donc sur 5 ans. Cela fait 1,4 milliard par an. Investir dans le transport public c'est davantage de fréquences, garder les petites gares, davantage de fréquences dans les transports régionaux. Quant à la gratuité ciblée, pour les jeunes de 18 à 25 ans, pour les personnes en recherche de travail, nous l'estimons à environ 1,5 milliard par an. Si je résume, pour le transport public, nous sommes à un plan qui coûte plus ou moins 3 milliards par an. Actuellement, les experts estiment que le système des voitures de société coûte autour de 4 milliards par an à l'Etat belge. Dans notre plan il y a une globalité de la vision de la mobilité. Si nous diminuons les embouteillages, nous allons améliorer la qualité de l'air, la fluidité des déplacements. Cela a un bénéfice pour la société. La FEB estime le coût de l'immobilisme causé par les embouteillages à 8 milliards par an. Donc nous finançons nos propositions et nous nous engageons à ne pas augmenter l'enveloppe taxatoire globale. Par contre nous allons faire des choix au sein de cette enveloppe globale."

"Si on souhaite taxer le kérosène des avions, il faut offrir des nouvelles solutions de transport public, il ne faut pas être les victimes de mauvais choix du passé", dit aussi le député Ecolo. Par rapport aux autres partis, Gilles Vanden Burre "pense que la différence avec nous, c'est qu'on n'a pas un chapitre écologie dans nos mesures, elles sont partout, elles font partie intégrante de notre programme, de toutes nos mesures. Aujourd'hui il faut que l'écologie soit partout, pas seulement cantonnée à l'environnement, mais dans les domaines économiques et financiers. Sans ce basculement on n'y arrivera pas".

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