Gestation pour autrui: la pratique se poursuit dans l'attente d'une loi

En l'absence de législation, ce sont ces établissement qui fixent les critères pour accéder à une GPA
En l'absence de législation, ce sont ces établissement qui fixent les critères pour accéder à une GPA - © ERIC FEFERBERG - BELGAIMAGE

Un rassemblement a créé la polémique ce week-end à Bruxelles où une vingtaine de cliniques et d'agences américaines spécialisées dans le domaine de la gestation pour autrui (GPA) présentaient leurs services. Principalement à des couples homosexuels désirant un enfant. Elles les invitent à se rendre aux Etats-Unis pour leur démarche et font payer leurs services au prix fort. Il y a bien une demande en Belgique, mais la mise en pratique est stricte et la loi inexistante. Le Sénat y travaille.

La réflexion est en cours au Sénat et s’il n'y a toujours pas de législation en matière de GPA en Belgique, la pratique, elle, existe bien. Elle a lieu dans quatre hôpitaux à Liège, Anvers, Bruxelles et Gand.

En l'absence de législation, ce sont ces établissements qui fixent les critères pour accéder à une GPA. Parmi les "règles", la mère porteuse doit être une proche du couple qui le fait par altruisme. Cela ne peut pas donc pas être le cas pour une personne rencontrée sur internet ou même via une agence, comme cela se pratique aux Etats-Unis. Il existe aussi une série de contrôles comme des tests psychologiques. Cet acte ne se fait donc pas à la légère.

Aux USA: plus cher, plus facile

C’est ce qui explique pourquoi de nombreux homosexuels qui pourraient bénéficier d'une GPA en Belgique, se rendent aux Etats-Unis où cette pratique coûte très cher.

Chez nous, les conditions sont tellement strictes que la démarche en devient difficile. A Gand, les homosexuels ont accès à la procédure, mais à condition de trouver une mère porteuse et, également, une donneuse d'ovocyte. Il n'est pas permis d'utiliser ceux de la mère porteuse. Un couple homosexuel doit donc trouver deux femmes consentantes, ce qui se révèle très difficile.

Alors certains se rendent aux Etats-Unis où ils paieront près de 85 000 euros pour " commencer un processus " en sachant que s'il y a des complications les frais peuvent encore augmenter. Le plus gros des frais est cependant lié aux frais médicaux, et non aux mères porteuses.

Tous les politiques, chez nous, s'opposent à une GPA commerciale, mais il faudra sans doute un jour légiférer. Tout en sachant qu’en cas de viol de la loi, l’enfant, lui, sera là pour la vie. La réflexion est en cours au Sénat, mais la pratique de la GPA, elle, existe et se poursuit.

RTBF

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