Georges-Louis Bouchez sera-t-il le nouveau président du MR ? Réponse le 12 novembre

Georges-Louis Bouchez sera-t-il le nouveau président du MR ? Réponse le 12 novembre
Georges-Louis Bouchez sera-t-il le nouveau président du MR ? Réponse le 12 novembre - © AURORE BELOT - BELGA

Une place se libère à la tête du Mouvement réformateur: celle de président. Charles Michel a, en effet, remis son mandat en jeu, lui qui part pour devenir président du Conseil européen. La question de sa succession est donc sur toutes les lèvres au siège des libéraux. 

Quels sont les candidats? 

Pour le moment, le seul qui est (un peu) sorti du bois, c'est le ministre fédéral Denis Ducarme. Il a déclaré à nos confrères de La Libre que si Willy Borsus n'y allait pas, il ne s'interdirait rien. De quoi laisser planer le doute.

Mais, en coulisses, il semblerait qu'un autre candidat puisse se présenter. Il s'agit de l'actuel porte-parole du parti, Georges-Louis Bouchez. Il faut dire qu'il avait échappé de peu à une place de député fédéral malgré un nombre plus élevé de voix en sa faveur que d'autres candidats libéraux dans le Hainaut. Un événement qui l'avait quelque peu contrarié et qu'il ne s'était pas privé de commenter.

Finalement, Georges-Louis Bouchez obtient une place de sénateur coopté. Si certains peuvent le voir comme un lot de consolation, le principal intéressé n'a jamais caché ses ambitions. Lui qui n'aurait pas dit non à une place de ministre à la fédération Wallonie-Bruxelles ou à la Région wallonne, on parle de lui désormais pour un autre poste. Celui de président de parti.

Pour le moment, Georges-Louis Bouchez n'a pas encore affirmé qu'il allait postuler pour ce rôle mais, déjà, des inquiétudes de la part d'autres membres du MR se font entendre. Le jeune libéral a décidé de prendre avec le sourire les critiques de fantasque et de chien-fou... "Si j'écoutais tout ce que l'on dit sur moi, ou ce que je dois lire, je ne sais même pas parfois si je voterais pour moi. Donc j'espère être une personne plus raisonnable que ce que l'on dépeint de moi." Il dit aussi vouloir jouer un rôle dans le redéploiement du parti mais précise que la période des candidatures n'est pas encore ouverte. 

Il sait que s'il ne fait pas l'unanimité, certains le soutiennent ouvertement. C'est le cas du ministre wallon Jean-Luc Crucke. "Ce qu'il faut c'est que ce parti puisse gagner. Le MR doit innover." Il évoque le besoin d'avoir des femmes et des jeunes pour le renouveau du parti. Et à la question de savoir s'il soutiendrait la candidature de Georges-Louis Bouchez, il répond que "quand on parle d'un ami, on a du mal à dire le contraire de ce qu'on pense."

Comment cela va se dérouler ?

Le calendrier a été révélé aujourd'hui. Tous les candidats devront se manifester avant le 11 octobre. Après une validation des candidatures, les membres du MR pourront voter dès le 21 octobre. Et le nouveau président sera connu le 12 novembre prochain.

D'ici là, c'est Charles Michel qui reste à la manœuvre même si la gestion interne et quotidienne sera désormais assurée par le Bureau, en lien avec les chefs de files des différents gouvernements. "Le souhait que nous avons c'est de faire appel au suffrage universel des membres, c'est comme ça que nous fonctionnons" précise Charles Michel. 

Sophie Wilmès, la ministre du budget, sera, quant à elle, chargée d'endosser le rôle de négociatrice fédérale. 

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