Georges-Louis Bouchez (MR): "D'abord déterminer quelle coalition avant de désigner un formateur"

L’après gouvernement Wilmès reprend doucement sa place sur la scène de l’actualité belge. Qui pour prendre alors les rennes de nouvelles négociations ? Pour Georges-Louis Bouchez, invité dans "Jeudi en Prime", "la question la plus importante est de savoir pour quelle coalition. Aujourd’hui on ne peut pas se mettre à table (pour discuter du fond) si on ne connaît pas la coalition qui peut être envisagée. Si nous connaissons la coalition, alors nous pourrons nommer un formateur demain et nous pouvons avoir un gouvernement d’ici un mois, un mois et demi".

Nous n'avons pas d'exclusive

Georges-Louis Bouchez rappelle la proposition du MR : partir des 5 grands partis c’est-à-dire a minima les trois premiers partis démocratiques flamands (N-VA, CD&V et Open Vld) et les deux premiers partis francophones, le MR et le PS, "auxquels on peut ajouter les autres, nous n’avons pas d’exclusive". Le président du MR plaide pour une majorité très large pour pouvoir mener "des réformes parce que le moment qui va s’ouvrir à nous est un moment très compliqué et qui va demander beaucoup de courage". Et il estime que Sophie Wilmès a toute sa légitimité pour mener ces négociations, mais "tout dépendra de la coalition que l’on veut".

Georges-Louis Bouchez considère qu’un rapprochement PS/N-VA est nécessaire, que "c’est dans l’intérêt du pays que les deux premiers partis des deux grandes communautés du pays puissent diriger ensemble". Mais pour l’heure, il affirme ne pas savoir si ces deux partis sont prêts :"PS/N-VA c’est un petit peu les "Feux de l’amour", on est à l’épisode 375. Moi, au bout de 10 épisodes, j’ai un peu de mal à suivre". Et le président du MR d’enchaîner : "nous savons travailler avec le PS et Ecolo, nous savons aussi travailler avec la N-VA".

Une nouvelle réforme de l'Etat? "De la folie"

Quid d’une nouvelle réforme institutionnelle ? Pour Georges-Louis Bouchez, pas question de se lancer dans une réforme de l’Etat avant un plan de relance, "ce serait de la folie". Mais il faut, dit-il, effectivement parler de l’institutionnel et "d’ici 2024 nous devons avoir un état qui est plus efficace". Et il évoque une re-fédéralisation de certaines compétences.

Le président du MR est aussi revenu sur sa rencontre avec le président de la FGTB, rencontre qui a conduit à l’éviction de Robert Verteneuil; celui-ci n’avait en effet pas de mandat de ses instances. C’est Georges-Louis Bouchez qui en pris l’initiative de ce rendez-vous. "Cette rencontre, je l’ai proposée sur un plateau de télé, sur une chaîne concurrente, et cette invitation a été saisie au bond par le président de la FGTB qui m’a téléphoné et cette rencontre a été organisée le lendemain".

 

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